• Posté par :Pieds Noirs 9A..

    Le récit triste et émouvant d'un enfant de l'exode.

    Tu as éteint la radio et tu es sorti, je t’ai rejoint sur le balcon. Nous avons fixé la mer bien loin sur l’horizon. Nous n’avons pas dit un seul mot mais je savais bien que nous pensions les mêmes choses… Il se trouve des dates importantes que l’on n’oublie pas ; un décès, une naissance, un mariage… Pour moi, c’est le 10 juin 1962, il reste gravé dans ma mémoire. Parfois, quand j’hésite, quand j’ai peur d’oublier, je me répète intérieurement : « c’était le 10 juin 1962 ».

    Deux valises par personne…

    Que fallait-il emporter ? Le linge plié dans les armoires ou mes livres « rouge et or » rangés sur l’étagère. Les photos de classe avec tous ces camarades qu’on ne reverrait pas ou celles du mariage des grands-parents. Tout semblait précieux et dérisoire à la fois, les chaussures, les ustensiles de cuisine, les guirlandes du dernier Noël…

    Mais comment emporter ? L’ambiance de nos rues, nos premiers pas sur les petites tomettes rouges de la terrasse, l’écho de nos rires et de nos chagrins, le sirocco du mois d’août, les rochers de Jean-Bart, et la secca de Surcouf, nos journées de vacances passées au bord l’eau.

    Comment emmener nos morts reposant dans les cimetières d’Alger…?

    Comment une vie d’homme ou de femme, comment la vie entière d’une famille peut-elle tenir dans une pauvre valise ?

    Je te revois dévissant consciencieusement de notre porte d’entrée, la petite plaque de cuivre gravée à notre nom, et la placer dans nos maigres bagages. Pour les billets, je ne me souviens pas si nous avons eu du mal à les avoir. Pour certaines choses, il me reste une espèce de brouillard.

    Nous nous sommes retrouvés sur les quais dès sept heures du matin. La foule a rapidement grandi derrière nous, sans bousculade, sans pleur, sans cri. Nous avons patienté ainsi jusqu’à midi sous le soleil d’Alger. Les martinets criaient dans le ciel bleu de juin.

    Enfin, quelque chose s’est débloqué et doucement nous nous sommes rapprochés du bateau : l’El Mansour. Une passerelle menait vers une petite porte de métal située à mi-hauteur de la coque. Nous avons pénétré ainsi dans le ventre du navire.

    Comme un signe, les ténèbres effacèrent d’un seul coup la lumière incomparable du ciel d’Alger, puis la pénombre nous livra un étonnant spectacle : une multitude de chaises longues installées à la hâte et au hasard de la cale. Ironique, ce bric à brac de bois et de toile habituellement présent sur les lieux de vacances nous narguait, ajoutant un caractère grotesque à la situation.Le bateau s’éloigna du quai. Une ambiance lourde et silencieuse régnait sur le pont. La baie d’Alger diminuait, semblait se tasser, pour moi c’était la première fois… En souriant, tu m’as désigné le large : « maintenant, c’est là bas qu’il faut regarder… ». Mais je ne voyais que l’horizon… Derrière nous, le bateau ouvrait une large blessure d’écume blanche dans une eau de mer immensément bleue, profondément bleue. Ce cordon ombilical nous relia longtemps à la terre puis tout devint liquide autour de nous.

    A partir de ce moment, notre bateau entama un mouvement puissant et continu de haut en bas et de bas en haut. Alors, les visages devinrent blancs et tous regagnèrent leur place dans la cale. Nous étions placés à l’étrave. Il ne fallut pas longtemps pour que cette danse entre la mer et l’El Mansour ne se fasse impitoyable. Au début, il nous restait suffisamment de volonté et de force pour tenter de nous déplacer, de nous isoler en franchissant les chaises longues. Mais sur ce bateau surchargé, l’espace entier devint rapidement innommable. Nous avons pataugé ainsi dans l’ordure et les vomissures durant toute la traversée. De temps à autre, je voyais passer au-dessus de moi, sur les poutrelles d’acier du navire, des rats… Habitants du lieu, ils circulaient ainsi en toute quiétude, nullement incommodés. Au fil des heures, l’odeur d’huile provenant des machines se fit écœurante. Quelques bouteilles vides abandonnées sous les sièges roulaient sans arrêt au rythme du navire, ajoutant à l’insupportable mal de mer. La coque résonnait sous les vibrations continues des moteurs. Pendant de longues heures, l’étrave du bateau plongea et replongea encore.

    Au matin, après cette affreuse nuit, nous avons débarqué à Port-Vendres, épuisés et sales. Sur les quais, je crois bien que l’on m’a tendu un café mais j’ai fait non de la tête. N’ayant connu que l’Algérie, je fus époustouflé par la verdure de la campagne environnante bien qu’il s’agisse du sud de la France. J’étais curieux de ce pays censé être le mien.

    Ce que j’ignorais encore c’est que nous n’avions aucune importance, et que notre exode, à nous, ne compterait pas. Nous allions connaître le temps de l’indifférence et du mépris, puis viendrait celui de la culpabilité pour le mal que nous aurions fait en naissant et en vivant là bas…

    Quelques années plus tard, alors que je visitais le musée de la marine de Toulon, une maquette de bateau élégamment placée sous une vitrine attira mon attention. Une petite étiquette indiquait : « El Mansour ». Je n’oublierai jamais le nom de ce bateau.

    Tu n’es plus de ce monde, mais je garde toujours près de moi la plaque de cuivre oxydée par le temps, sur laquelle on distingue encore notre nom. Souvenir dérisoire que tu dévissas de la porte de notre petit appartement de Belcourt.

    Parfois, je me demande si, de l’autre coté de la mer, sur le bois de notre porte, il en reste encore la trace, comme l’empreinte d’un passé heureux.
    Luc Demarchi – 25 juin 2005.
    enfant de l'exode.


    votre commentaire
  • Bethoncourt (Doubs) : la mosquée diffuse par mégaphone l’appel à la prière

    La mosquée Zaid de Bethoncourt, sise dans le quartier sensible des Champvallons, est pourtant dirigée par un notable de l’islam « de France », Mohamed Gmih, marocain, membre du conseil d’administration du Conseil français du culte musulman et président de sa structure régionale, le CRCM de Franche-Comté. La mosquée enseignant l’arabe et le coran à une soixantaine d’enfants (mercredi et samedi), est fréquentée par plus de cent personnes le vendredi. 

    Depuis un an, janvier 2017 précisément, l’appel à la prière du matin et du début d’après midi se réalise par mégaphone afin de toucher tout le quartier a constaté la police. Comment cela peut-il être toléré ? Et après des quartiers entiers, des villes seront ainsi sonorisées à l’avenir ?

    Cette mosquée, de la mouvance tablighi, a été fréquentée par la famille Akoucham, dont Mohamed et Soukaina ont rejoint en Syrie les rangs de l’Etat Islamique, en 2014 et 2015.  Illustration du problème des naturalisations en France, le vice-président de la mosquée ainsi que le trésorier, nés au Maroc, ont obtenu la nationalité française.

    Rappelons que les tablighis contrôlent 147 mosquées en France selon un pointage de l’Intérieur à l’été 2016.

    Observatoire de l’islamisation, janvier 2018.


    votre commentaire
  • En marche vers le cannabis pour tous

    Dans un rapport censé être publié ce mercredi, mais déjà parvenu dans toutes les rédactions, on apprend que le meilleur moyen de lutter contre le cannabis est de n’en faire qu’un simple délit… très rémunérateur pour les comptes de l’Etat. Se procurez une substance illicite et se détruire la santé ne débouchera que sur une amende forfaitaire de 200 euros. De quoi abreuver les comptes publics aux dépends d’une situation sanitaire déjà alarmante.  

    La machine est enfin lancée. Le cannabis doit trouver une place quasi-officielle au sein de la société française, mais plus encore dans l’économie. Un rapport parlementaire rédigé par deux hurluberlus issus des rangs LR et LaRem, fiers de présenter la solution aux problèmes que représente le cannabis, met les pieds dans le plat. Le « tout répressif » comme il est de bon ton de dire ne fonctionne pas. Il y aurait 1,4 million de fumeurs réguliers auxquels s’ajoutent 700 000 consommateurs dont la dépendance est si forte que pas un jour ne se passe sans fumer leur(s) joint(s). La France a un réel problème avec le cannabis et la solution préconisée est de faire avec.

    Le fric avant tout

    Comme pour tout renoncement, il faut l’accompagner de justifications. C’est là que, soudainement, les parlementaires s’intéressent au travail des policiers et de la justice. Ces deux autorités seraient submergées par les cas de consommation de cannabis pour un résultat dérisoire. Ainsi, sur les 140 000 personnes interpellées chaque année, l’immense majorité a finalement le droit à un rappel à la loi (comme Dray pour ses mystérieuses montres à complication). Les tribunaux déjà à l’agonie (une excuse pour être laxiste ?) et les policiers qui passent plus de temps à remplir de la paperasse qu’à sécuriser nos rues seraient ainsi mobilisés sur de vrais problèmes.

    Ce discours est sympathique et peut s’entendre, mais le glissement du cannabis vers une substance, certes non souhaitée, mais finalement acceptée est le premier pas dans un engrenage bien connu : la légalisation totale. Depuis des années, les médias s’extasient sur des pays qui ont dit oui au progrès… Les Pays-Bas et les Etats-Unis pour les plus symboliques d’entre eux. En fait, ces exemples tournent en boucle, car il n’y a pas tant de pays qui affirment publiquement se désintéresser de la santé (mentale) de leurs populations. La Californie légalise le cannabis à des fins médicales avant d’ouvrir toutes les vannes et de faire bientôt des Etats-Unis le pays le plus important à légaliser une substance hautement nocive.

    Cela rappelle les promesses en carton des socialistes au sujet du mariage homosexuel. Le PACS, le mariage entre personnes du même sexe, la PMA pour les couples homosexuels puis la GPA. Il suffit de mettre le doigt dans l’engrenage pour se retrouver avec toute la panoplie d’une société décadente. La « contraventionnalisation » du cannabis chère au candidat Macron (il avait dans un premier temps jugé normal de dépénaliser) est la première étape d’une légalisation aux effets catastrophiques d’un point de vue sanitaire. Tous les médecins sérieux le disent, une amende n’a aucun effet sur un individu déjà dépendant d’un produit. L’étape numéro un n’est donc qu’une grande manœuvre pour pomper de l’argent où il se trouve encore. A raison de 200 euros d’amende pour chacune des 140 000 personnes interpellées chaque année, c’est Bruno Le Maire qui se frotte les mains !

    Une future légalisation mettra un terme à cette belle rente peut-on penser. Que nenni ! L’Etat aura alors les revenus issus de la TVA et sera bien plus motivé pour lutter contre les trafics qui ne manqueront pas de concurrencer les circuits officiels. De plus, les consommateurs seront toujours sous la menace d’amendes s’ils ne fument pas au bon endroit ou au bon moment. Les comptes publics peuvent faire la fête, la santé des Français un peu moins, mais ce ne sont pas nos élites qui méprisent le peuple qui vont commencer par s’en soucier. Prochaine étape l’héroïne et le crack ? Ça va danser gaiement sur les quais du métro parisien !

     

    Source : 24heuresactu


    votre commentaire
  • Nîmes (30) : les musulmans s’offrent une nouvelle mosquée en centre-ville

    L’année 2018 commence bien pour les musulmans de Nîmes. Deux ans après la fermeture de la mosquée de la Miséricorde sur décision de la municipalité en raison de l’insalubrité du bâtiment, l’achat du bien a pu être finalisé. Reste encore à faire les nécessaires travaux de mise aux normes du bâtiment afin d’en jouir pleinement.

    Ils sont sortis d’affaire par la grande porte. Après avoir été menacés de se retrouver sans lieu de culte en 2016, les responsables de l’Association culturelle islamique qui gèrent la mosquée de la Miséricorde sont désormais propriétaire du bâtiment abritant le plus vieux lieu de culte musulman de Nîmes (Gard) après avoir finalisé l’achat la veille de l’année 2018.

    Ce sont environ 450 000 euros qui ont collectés pour s’approprier le bâtiment de 2 000 m² situé dans le centre-ville. Un luxe dans la mesure où de très nombreuses mosquées de France sont excentrées. L’Association culturelle islamique s’en est donné les moyens grâce au soutien de ses fidèles.

     

    SaphirNews via fdesouche


    votre commentaire
  • Les métros parisiens ne marquent plus l’arrêt : trop de drogués sur les quais !

    À Paris, il y a la clientèle de madame Hidalgo. Celle qui pense voiture électrique et pistes cyclables, qui pique-nique aux beaux jours sur une nappe à carreaux en bord de Seine, flâne aux terrasses des bistrots devant un burger bio et frites de patates douces, celle qui porte ses fringues Claudie Pierlot à la ressourcerie où l’on sirote son thé vert devant un prolo de pacotille et son accordéon musette.

    Et puis il y a les autres. Ceux qui, bien obligés, se tapent les transports en commun et constatent que leur Paris à eux est devenu invivable. Ils ne vivent pas dans le même monde, n’habitent pas les mêmes quartiers, n’ont pas les mêmes horaires et, surtout, ont à subir tout ce que les premiers chassent de leur environnement avec la bénédiction complice des autorités.

    Clochards, drogués, prostituées, vendeurs d’objets volés, de cigarettes ou de faux papiers et immigrés clandestins grouillent au milieu de la crasse et des rats. On les pousse d’un arrondissement à l’autre, mais depuis des décennies que le phénomène gangrène le nord de la capitale, il n’a cessé de croître.

    En 2012, Manuel Valls, alors ministre de l’Intérieur, inaugurait en grande pompe dans le quartier Barbès-Château Rouge (XVIIIe) la première « zone de sécurité prioritaire (ZSP) parisienne ». En janvier dernier, cinq ans après, donc, la commissaire de police de cet arrondissement déclarait au Parisien : « Depuis huit mois, la délinquance est de plus en plus volatile. Elle a également investi la place de la Chapelle (hors ZSP). Les revendeurs, notamment, sont changés régulièrement par les réseaux, et nous avons perdu les contacts qui nous étaient précieux. Les mineurs, aussi, souvent algériens et tunisiens, ont fait leur apparition en masse. »Des gosses qui vivent dans la rue, sniffent de la colle et détroussent les passants.

    Et aujourd’hui ? Aujourd’hui, c’est pire encore : le « nettoyage » de surface n’a fait que déplacer le problème, transformant les stations de métro en cour des miracles. Envahies par les fumeurs de crack, elles sont devenues des coupe-gorge, si bien, comme le rapporte Le Parisien de ce vendredi, que les métros, désormais, n’y marquent plus l’arrêt. Mais les belles âmes balayent tout cela d’un revers de main, préférant dénoncer « les mains aux fesses »… Pourtant, « la situation est devenue explosive, au point qu’à l’appel de l’UNSA-RATP, certains conducteurs de trains de la ligne 12 ont récemment décidé de ne plus marquer l’arrêt à certaines stations, lorsque les quais sont envahis de toxicomanes. Une question de sécurité. La leur et celle des usagers. »

    Voilà bientôt trente ans, les fumeurs de crack squattaient le bassin de la Villette. On les a repoussés dans l’arrondissement voisin. Le ballet continue, en sous-sol désormais, sur les lignes 4 et 12 : « Errant inlassablement entre Jules-Joffrin, Marcadet-Poissoniers, Marx-Dormoy, Simplon, Porte-de-la-Chapelle. Chassés de leurs anciens territoires […] par les opérations d’éviction successives. » Ils sortent parfois à l’air libre : « Ils s’éparpillent même au-delà de leur secteur habituel, fréquentant parfois les stations Grands-Boulevards, Bonne-Nouvelle et Strasbourg-Saint-Denis, Stalingrad, Gare-du-Nord et Gare-de-l’Est », écrit Le Parisien.

    J’en témoigne : voulant un jour prendre le RER à la station Havre-Caumartin, je suis tombée dans un véritable campement où des zombies vivotaient dans le noir au milieu de leurs déjections. Faut-il rappeler que cette station dessert les grands magasins qui attirent des milliers de touristes ?

    Que fait la gauche socialiste depuis dix-sept ans qu’elle dirige cette ville ? Pour quels résultats, la salle de shoot installée gare du Nord ? Et les camps de migrants baladés sous le métro aérien ?

    80 % des cadres parisiens veulent fuir la ville. On a compté un million de départs d’Île-de-France en cinq ans. 
Je m’en vais moi aussi et, ce printemps, je vous écrirai depuis le bord de mer…

    Marie Delarue

    Source : http://bvoltaire.fr


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique