• Attentat de Nice: un collaborateur de Macron entendu par la justice

    François-Xavier Lauch était directeur de cabinet du préfet des Alpes-Maritimes au moment des faits, en 2016. 

    Attentat de Nice: un collaborateur de Macron entendu par la justice (Photo prise le 29 août 2016...
    RAQUEL MARIA CARBONELL PAGOLA VIA GETTY IMAGESAttentat de Nice: un collaborateur de Macron entendu par la justice (Photo prise le 29 août 2016 à Nice). 

    ATTENTAT DE NICE - Le chef de cabinet d’Emmanuel Macron, François-Xavier Lauch, a été récemment entendu par la justice comme témoin assisté dans l’enquête sur l’attentat de Nice en 2016, a indiqué l’Élysée, ce jeudi 4 avril.Il était alors directeur de cabinet du préfet des Alpes-Maritimes.  

    La présidence a confirmé une information du Monde, selon lequel le haut fonctionnaire a été interrogé le 22 mars par les deux juges d’instruction chargés de l’enquête pour mise en danger de la vie d’autrui concernant le dispositif de sécurité du 14 juillet 2016 à Nice. 

    Ce jour-là, Lahouaiej Bouhlel, un chauffeur-livreur tunisien de 31 ans, avait tué 86 personnes et en avait blessé 400 autres en lançant son camion sur la foule après le feu d’artifice de la fête nationale, selon un mode opératoire préconisé par l’organisation État islamique. Avec son pistolet, il avait ouvert le feu sur des policiers à plusieurs reprises, avant d’être tué.

    La justice s’intéresse aux conditions dans lesquelles a été mis en place le dispositif de sécurité autour des festivités, dont le feu d’artifice, du 14 juillet sur la promenade des Anglais. Le Monde précise que “si l’information a été ouverte pour mise en danger de la vie d’autrui, les magistrats ont signifié à M. Lauch qu’ils entendent ‘examiner les faits sous l’angle de l’homicide et des blessures involontaires’”.

    https://www.huffingtonpost.fr


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  • Les gilets jaunes ont érigé un arc de triomphe sur mon rond-point : trop forts !

       Décidément, je ne regrette pas un seul instant mon soutien aux gilets jaunes.
    Quand, il y a quinze jours, en faisant le tour du rond-point, j’ai vu prendre forme cette réplique de l’Arc de Triomphe, je me suis dit : « Trop forts, ces gilets jaunes ! »

    Quel humour, quel sens du symbole, de la mémoire de l’Histoire qu’ils sont en train d’écrire. 
    Quel clin d’œil bien appuyé, depuis ce coin reculé et paisible du Sud-Ouest, à Paris, à l’Élysée bunkerisé du 10 décembre. 
    Là où Emmanuel Macron s’ingénie à gommer toutes ces séquences qui ont profondément montré sa faiblesse et dégradé son image, en décembre et en mars, les gilets jaunes viennent les lui rappeler. 
    Il y a une forme de défi, mais aussi une espérance dans la victoire, dans cette construction. 
    Une forme de naïveté enfantine, aussi, qui ne devrait laisser personne indifférent.
    Le symbole est puissant, sur ce rond-point de l’Olivier – du nom d’Olivier Daurelle, gilet jaune villeneuvois décédé en décembre. 
    Et, face à cela, la seule réponse de l’État est la destruction, pour des raisons techniques et de sécurité, selon la préfecture.
    On ne dira jamais assez à quel point l’État macronien est, plus que jamais, un monstre froid qui n’a rien compris à la nature profonde de cette révolte, qui révèle, une fois de plus, sa soif de reconnaissance et son inventivité.
    Pour défendre leur arc de triomphe, les gilets jaunes ont mis en avant l’aspect créatif et artistique de l’œuvre. 
    Extraordinaire ! 
    Et c’est ce préfet, cet État, qui subventionne par ailleurs à coups de millions d’euros des « installations » dont on peine souvent à déceler la puissance symbolique ou artistique, cet État qui nous demande de nous extasier devant des horreurs, ce même État qui s’était scandalisé de l’incendie de la Main jaune sur l’un des ronds-points les plus laids de France, qui, là, dénie aux gilets jaunes tout sens artistique ? 
    C’est un mépris et un deux poids deux mesures supplémentaire.
    L’événement n’a pas échappé au député de La France insoumise François Ruffin qui, sur son site, a apporté son soutien à l’arc de triomphe de Villeneuve-sur-Lot dans un texte intitulé « Monsieur le Ministre, allez-vous détruire les Champs-Élysées ? » 
    Il est également venu sur le plateau de Frédéric Taddeï (qui a, lui-même, fait un détour par ce rond-point en passe de devenir un symbole national des gilets jaunes) rendre compte de son courrier au ministère de la Culture – aujourd’hui sans réponse.
    Pour le moment, le pouvoir n’a trouvé comme réponse à cette soif symbolique que la destruction et l’installation de radars “tourelles”, encore plus performants et indestructibles, eux. 

    Décidément, Emmanuel Macron et les gilets jaunes ne parlent pas le même langage. 

    Dominique Monthus

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  • Le coût du grand débat estimé à 12 millions d'euros

     Si la durée du grand débat traîne en longueur, son coût reste quant à lui dans les clous. Du moins, c’est ce qu’affirme le gouvernement. 

    Lors d’une audition ce jeudi 4 avril devant le Sénat, le ministre en charge de cette consultation nationale inédite, Sébastien Lecornu, a révélé pour la première fois le montant déboursé par l’Etat pour garantir son financement.
    “Nous avions estimé le coût global entre 10 et 15 millions d’euros. On va être globalement aux alentours de 12 millions d’euros”, a annoncé le ministre chargé des Collectivités territoriales, qui copilote ce chantier titanesque avec sa collègue Emmanuelle Wargon.
    La moitié de cette somme a été avancée par le ministère de la Transition écologique et solidaire, 3,1 millions d’euros par Matignon (et notamment le Service d’information du gouvernement, SIG), et 1,7 million a été imputé à Bercy.
    10.452 réunions d’initiative locale (RIL) ont été organisées sur le territoire entre la mi-janvier et la mi-mars. 
    Devant l’Assemblée, Sébastien Lecornu avait également vanté les “1.932.881 contributions” recueillies sur la plateforme en ligne “pour 475.439 contributeurs en direct sur la plateforme”.

     
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     @SebLecornu affirme que le Grand débat a coûté 12 millions d'euros

     
    “Le coût de la démocratie”
     
    Problème: ce chiffre de 12 millions d’euros n’était pas celui avancé au tout début de l’opération, à en croire le sénateur de Paris Philippe Dominati.
    “Le coût initialement pour le budget de l’Etat c’était quatre millions d’euros, elle a triplé” ,a-t-il critiqué, exigeant “le coût réel de ce débat pour l’Etat, et pas le coût caché que l’on découvrira peut-être plus tard”.
    “C’est le coût de la démocratie. Une présidentielle, c’est 250 millions d’euros”, a précisé Sébastien Lecornu à titre de comparaison, qui répondait aux critiques sous-jacentes des sénateurs sur le coût du dispositif, considéré par de nombreux membres de l’opposition de droite comme de gauche comme une opération de communication au service du gouvernement.
    Sébastien Lecornu a justement répondu à ces critiques en prenant à témoin les sénateurs, dont certains gilets jaunes avaient réclamé la suppression.
     “Ce débat sur l’argent, je suis prudent. Je suis attaché au bicamérisme. Face à celles et ceux qui pointent du doigt le coût du Sénat et des sénateurs, je défends le Sénat et les sénateurs en disant que cette chambre est utile”, a-t-il précisé, suscitant des réactions contrastées dans les rangs des parlementaires.
    Les relations entre le gouvernement et le Sénat sont à couteaux tirés en raison du projet de révision constitutionnelle promis par Emmanuel Macron et tout particulièrement depuis l’affaire Benalla, pour laquelle la commission d’enquête a sénatoriale a saisi la justice pour qu’elle se penche sur le cas de proches collaborateurs du président.
     
    Et le coût des déplacements présidentiels?
     
    Sébastien Lecornu n’a pas précisé combien avaient coûté les déplacements du président Emmanuel Macron lors du grand débat, dont le dernier programmé se déroule ce jeudi 4 avril en Corse.
    Mais “au vu du nombre de maires qu’il a rencontrés, c’est davantage une campagne sénatoriale qu’une campagne européenne qu’il a fait”, a fait remarquer Sébastien Lecornu, suscitant là encore les rires et les lazzis des sénateurs.
    Mi-février, l’opposition était montée au créneau sur le coût du grand débat, en ciblant les nombreux déplacements du chef de l’Etat pour participer à des discussions avec les citoyens et les maires, accusant au passage l’exécutif de faire campagne pour les européennes aux frais de l’Etat.
    Il serait “extrêmement préoccupant pour notre démocratie” que la campagne LREM pour les européennes du 26 mai soit “partiellement financée par des crédits de l’État théoriquement mobilisés pour le ‘Grand Débat’ et que, dans les faits, des moyens publics soient détournés à des fins électorales”, avait mis en garde le secrétaire général des Républicains, Guillaume Larrivé, dans un courrier adressé au premier ministre.
     
    Parallèlement, plusieurs partis avaient saisi le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) sur la question du temps de parole d’Emmanuel Macron dans le cadre du grand débat, exigeant que ses discussions-marathons soient décomptées du temps de parole du gouvernement.
     
    Le CSA leur avait donné raison en jugeant que ces prises de parole relevaient “du débat public national”. 
     
    Seules ses déclarations sur des sujets régaliens, par exemple une allocution suite à un attentat, ne sont pas comptabilisées.
     

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  • Accident de Millas. La conductrice du car scolaire prenait un médicament contre l’insomnie

    L’enquête sur l’accident de car qui a tué sept collégiens progresse et semble s’orienter vers une responsabilité de la conductrice. Franceinfo révèle ce vendredi que cette dernière prenait depuis sept ans un médicament contre l’insomnie vivement déconseillée aux personnes qui conduisent. Elle aurait pu se trouver sous les effets secondaires de ce médicament lors de l’accident.

    De nouveaux éléments dans l’affaire du drame de Millas (Pyrénées-Orientales) pourraient permettre de comprendre comment, alors que tout indique que la barrière du passage à niveau était fermée et que le conducteur du TER impliqué dans l’accident a klaxonné plusieurs fois, le car scolaire fauché a pu s’engager sur le chemin de fer.

    Franceinfo révèle ce vendredi que la conductrice du car, dont la responsabilité est envisagée par l’enquête, prenait depuis sept ans un médicament contre l’insomnie. L’accident, survenu en décembre 2017 à Millas, a coûté la vie à sept collégiens, en a blessé beaucoup d’autres et a laissé cette petite commune des Pyrénées-Orientales sous le choc.

    L’Imovane, un hypnotique aux dangereux effets secondaires

    C’est le laboratoire Sanofi qui, visé par des réquisitions judiciaires de la juge d’instruction du pôle « accidents collectifs » de Marseille, a envoyé en novembre des détails sur le médicament, fabriqué par le laboratoire, que prenait la conductrice, l’Imovane. Cet hypnotique « comporte un pictogramme rouge de niveau 3 considéré comme le niveau le plus élevé et équivalent à une interdiction de conduire », explique le laboratoire, photo à l’appui. Au-dessous du triangle rouge entourant une voiture, un avertissement : « Attention danger : ne pas conduire ! »

    Dans sa réponse, citée par Franceinfo, Sanofi précise par ailleurs que l’Imovane « peut influencer de façon conséquente l’aptitude à conduire, avec des risques possibles de somnolence, un allongement du temps de réaction et la diminution de la vigilance, particulièrement pendant les douze heures suivant la prise du médicament ».

    Parmi les autres effets secondaires, « une conduite automatique avec amnésie post événementiel ».

    Du « pilotage automatique » au drame de Millas

    La prise de ce médicament pourrait donc expliquer pourquoi, malgré la barrière baissée du passage à niveau et les coups de klaxon du conducteur du TER, la conductrice n’avait réagi que par un coup de frein tardif, l’enquête ayant déjà révélé qu’elle semblait avoir été comme en « pilotage automatique » durant les 90 secondes précédant l’accident.

    Les avocats des familles des victimes ont annoncé leur intention de demander au parquet un réquisitoire supplétif afin d’interroger le médecin de la conductrice, à la lumière de ces nouveaux éléments. Ce dernier aurait continué à lui prescrire, pendant 2 ans, le médicament quand la notice de Sanofi précise que le traitement ne doit jamais durer plus de quatre semaines.

    Si la responsabilité de la SNCF dans cet accident a été exclue par plusieurs témoins et par les expertises techniques, la conductrice du car a, quant à elle, été mise en examen pour « homicides et blessures involontaires ».


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  • Paris 2019 : quand un travelo tombe dans une manif d'Algériens en sortant du métro

    Les associations LGBT, Marlène Schiappa, Anne Hidalgo et bien d'autres s'étranglent d'indignation. Figurez-vous que dans l'enfer inter-ethnique qu'est devenue Paris, la cohabitation entre immigrés musulmans du Tiers-Monde et invertis exhibitionnistes ne correspond pas toujours aux idéaux du « vivre ensemble » tant promu par nos gouvernants.

    En effet, voici ce qu'il se passe lorsqu'un travelo rencontre, à la sortie du métro, une bande de blédards algériens qui manifestent contre Bouteflika.

    Nous vivons vraiment une époque formidable...


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