• Pour Macron les retraités sont de la chair à canon

    Par Max Demian 

    Du matraquage fiscal au matraquage tout court ?


    Geneviève Legay, manifestante de 73 ans, victime de violence policière, est le symbole de ce qui attend, dans le monde de Macron, les retraités : à ceux qui s'opposent aux contre-réformes, il sera « sagement » recommandé de rester chez eux – sans quoi, eux aussi finiront en chair à canon.

    Un électorat pro-Macron qui a rapidement déchanté

    Les retraités, électorat particulièrement mobilisé, ont contribué de façon importante à l’élection d’Emmanuel Macron en 2017.
    De même, au début du quinquennat, Macron a joui auprès d’eux d’une certaine popularité, l’emportant même sur le candidat de la droite, François Fillon.
    Comme l’écrit Jean-Daniel Lévy, directeur du département politique et opinion de l’Institut Harris Interactive, le discours idéologique centré sur les valeurs de mérite, ainsi que la promesse de mener à bien les contre-réformes a pu un temps séduire l’électorat retraité : « Le soutien était non négligeable au début du quinquennat. Il y avait un espoir des retraités. Les notions de partage de l’effort et de réussite individuelle qu’avait annoncées Macron pendant la campagne avaient été appréciées. »
    Cependant, rapidement, les retraités, bien que constituant un électorat clé de Macron, ont été eux aussi la cible des contre-réformes.
    Le premier coup a été porté avec la hausse de la CGS, grévant particulièrement les budgets des retraités les plus modestes, dont le revenu est inférieur à 1200 euros.
    Ce coup, qui ne fut pas le premier, était loin d’être le dernier.
    Après la hausse de la CSG, c’est le quasi-gel des retraites, avec la désindexation des pensions de retraite sur l’inflation, qui a heurté les retraités les plus modestes.
    S’attirant la colère de nombre d’entre eux, surtout les plus précaires et suite à des mobilisations importantes des retraités, le gouvernement avait été contraint de faire marche arrière, du moins en partie.

    La répression n’attend pas le nombre des années

    Ce sont ces seniors justement, issus des milieux les plus populaires, qui ont été les plus mobilisés contre le gouvernement d’Emmanuel Macron – et que l’on a retrouvé sur les ronds-points et au cours de tous les actes des Gilets Jaunes, dénonçant la dégradation de leurs conditions de vie imposée par le macronisme.

    Car le mouvement des Gilets Jaunes a démontré, depuis 19 actes désormais, sa composition éminemment populaire, nombre de retraités aux revenus plus que modestes y participant activement depuis le début.
    Paradoxalement pourtant, Emmanuel Macron a pu, dans une certaine mesure, capitaliser sur la crise des Gilets Jaunes, surjouant la posture du retour de l’ordre, en appelant à des valeurs traditionnelles d’ordre et de respect de la république, lui permettant de se reconsolider chez les retraités, particulièrement sur la droite.
    Comme l’écrit le JDD : « La crise des Gilets jaunes va paradoxalement permettre à ­Emmanuel Macron de regagner un peu de terrain auprès des plus de 65 ans. D’abord grâce à son allocution du 10 décembre, au cours de laquelle il a annoncé l’annulation de la hausse de la CSG pour les retraites de moins de 2.000 euros mensuels. Ensuite par le réflexe légitimiste des aînés qui, effrayés par les violences et les saccages commis dans le sillage des Gilets jaunes, se tournent de nouveau vers le pouvoir, séduits par la posture d’inflexibilité et de défense des institutions adoptée par le chef de l’État depuis janvier. »

    Pourtant, les contradictions traversent aussi ce secteur social hétérogène que composent les retraités. Gertrude, la foulard rouge, n’a pas les mêmes intérêts que Geneviève, la manifestante blessée par une violente charge policière au cours de l’acte 19.
    Et la brutalité avec laquelle Macron traite les retraité – et il faut entendre ici les retraités les plus modestes – est sans équivalent.
    L’objectif des contre-réformes, avec la réforme des retraites en ligne de mire, est prioritaire pour Macron ; et le recul de l’âge du départ en retraite, pour l’instant fixé à 62 ans, est une ligne rouge que le gouvernement a maintes fois franchi dans ses déclarations, qu’il s’agisse d’Agnès Buzyn (« L’âge, évidemment, est en discussion ») ou Benjamin Griveaux (« c’est une question qui est à la concertation »), profitant du grand débat pour faire passer « en douce » - mais surtout par la matraque – leurs réformes.
    Car là est l’enjeu central.
    Pour mater la contestation que soulèvent ses contre-réformes, le gouvernement est acculé à user de la répression la plus brutale, doublée de mépris.
     
    Geneviève Legay, manifestante de 73 ans, victime de violence policière, est le symbole de ce qui attend, dans le monde de Macron, les retraités : à ceux qui s’opposent aux contre-réformes, il sera « sagement » recommandé de rester chez eux – sans quoi, eux aussi finiront en chair à canon, brutalisés par la police.
     

    votre commentaire
  • La France à feu et à sang

    Tandis que Castaner s'éclate sur la piste de danse...
     
    Pendant que la crise des gilets jaunes semble préoccuper prioritairement nos forces de l’ordre, le criminologue Xavier Raufer a listé, pour Boulevard Voltaire, une liste non exhaustive de l’état du pays réel. Tandis que nos politiques s’égosillent à cor et à cri sur la menace qui plane sur la République, le pays réel est en proie au chaos provoqué par cette insécurité du quotidien qui gangrène nos villes et nos campagnes…

    Essonne : la police municipale d’Étampes prise dans une embuscade.
    Corse : un homme tué par balle en plein cœur de Sartène dans un règlement de comptes.
    Grenoble : un homme gravement blessé par balle après une course-poursuite et une fusillade.
    Bassin d’Arcachon : braquage au kiosque de la gare de Gujan-Mestras.
    Marseille : une jeune femme mortellement poignardée, probablement pour son téléphone.
    Pas-de-Calais : une femme de 71 ans « massacrée » à son domicile, un SDF en garde à vue.
    Argent de la drogue en France : « Le marché des stups, c’est 3,5 milliards d’euros en espèces. »
    Alerte-commerces-Soissons – vol main armée, deux stations-service, tentative aussi en centre-ville – homme africain, 20 ans, en scooter.
    De nuit, trois hommes cambriolent une dizaine de commerces de l’Ille-et-Vilaine au Morbihan.
    À Villers-Semeuse, la boulangerie Chocolat Pistache braquée pour 150 euros.
    Nantes : blessé par balle en pleine rue, un homme dans un état critique.
    Créteil : un homme attaqué à coups de machette en pleine rue.
    Nantes : le violeur de l’île de Nantes arrêté. Il s’agit d’un mineur isolé de 17 ans.
    Un mort par balle dans une cité sensible de Hyères.
    Strasbourg : « Insécurité, intimidations, incivilités, nuisances sonores », des résidents de l’hyper-centre à bout interpellent les élus.
    Braquage au magasin Aldi de Maignelay-Montigny.
    Un homme grièvement blessé par balle à Lille-Fives.
    Embuscade et fusils d’assaut : deux morts dans un règlement de comptes à Marseille.
    Saint-Denis : nouvelle intrusion violente au lycée Paul-Éluard ; enseignants et élèves s’inquiètent.
    Pillage des campagnes, Saône-et-Loire – 2018 : +60 % de vols sur 2017, dit la gendarmerie.
    Les Ulis : braquage à la station-service du centre commercial.
    Torcy : un camion de cigarettes attaqué par un commando armé.
    Près de Nantes, un adolescent de 16 ans braque une pharmacie.
    Alençon. Le bar-tabac Le Khé braqué. Deux commerces braqués en une semaine à Alençon.
    À Gournay-en-Bray, un homme allant travailler est braqué par deux hommes armés.
    Grenoble : les policiers attaqués au cocktail Molotov dans le quartier Mistral.
    Trappes : les cambrioleurs de la pharmacie avaient de 11 à 13 ans.
    Le boulanger de Barbonne-Fayel braqué et ligoté au petit matin.
    Cambriolages : un phénomène en explosion dans les Côtes-d’Armor.
    Val-d’Oise : un jeune homme entre la vie et la mort après s’être fait tirer dessus.
    Braquage à main armée au magasin Lidl de Comines.
    Gard – Braquage dans un bar : appel à témoins des gendarmes.
    Braquage éclair au tabac presse de Châtenois-les-Forges.
    Nord – Braquage au Narval : « Il m’a dit qu’il allait tirer, alors je lui ai dit bah tire ! »
    Besançon : une boulangère braquée au couteau.
    Isère : un jeune homme grièvement blessé par balle en pleine rue.
    Var : une figure du grand banditisme tuée par balle.
    Oise : un homme abattu de deux balles dans la tête en pleine rue, à Creil.
    Mayenne : un commando braque un camion transportant de la drogue.
    Bassin du Puy : 196 cambriolages et un braquage en 2018.
    Marseille: un jeune homme blessé à la kalachnikov dans les quartiers nord.
    Bordeaux : une fusillade fait deux blessés, sur fond de guerre des bandes.
    La délinquance continue de progresser dans le Pays de Châteaubriant.
    Nantes : un fourgon transportant des colis attaqué dans la zone Atout-Sud.
    Lyon : un homme torturé et tué à coups de couteau, la vidéo diffusée sur les réseaux sociaux.
    Grenoble : le quartier Mistral secoué par de nouvelles violences.
    Paris : rixe mortelle sur fond de racket.
    Mayenne : des braqueurs armés en fuite après une course-poursuite avec les forces de l’ordre.
    Paris : drogue, vols et incivilités minent les quartiers du nord-est.
    Braqués à leur domicile, des bijoutiers de Saint-Lô témoignent.
    Villefranche-sur-Saône : braquage dans une boulangerie de Béligny.
    Beaujolais – Jassans-Riottier : braquage en plein centre-ville à La Poste.
    Grenoble, nuit de violences urbaines, le cantonnement des CRS attaqué par 40 individus.
    Braquage dans une station-service à Strasbourg : le voleur part avec le véhicule de l’employé.
    Braquage dans une boulangerie à Toulouse.
    Braquage dans un centre commercial d’Ozoir-la-Ferrière.
    Nancy : braquage au couteau chez Aldi.
    Saône-et-Loire : un mort et un blessé dans un règlement de comptes.
    Drôme: des cambriolages en famille et en série.
    Saint-Denis : lynchage d’un homme de 22 ans – son pronostic vital est engagé. 


    Xavier Raufer

    votre commentaire
  • Selon son avocat, Geneviève, la Niçoise blessée pendant la manifestation des "gilets jaunes", est dans le coma


       Dans la bousculade liée aux charges de policiers après sommations, ce samedi matin, Geneviève Legay, 73 ans, s'est effondrée.
    Sa tête a heurté violemment un plot solide délimitant le parcours du tramway. 
    Une fois la charge passée, elle est restée au sol, inerte dans une flaque de sang.
     
     
    Acte 19 des

    Acte 19 des Photo F.V.
     
    Geneviève Legay, 73 ans, est tombée samedi matin lors d'une charge des forces de l'ordre sur la place Garibaldi à Nice. 
    Sérieusement blessée à la tête, elle a été transportée aux urgences de Pasteur. 
    L'image a fait le tour des réseaux sociaux.

    Selon son avocat Arié Alimi, la septuagénaire blessée ce samedi à Nice est "dans le coma". 

    Il a aussi indiqué sur France Info ce dimanche matin "qu'une plainte est déposée par sa famille pour violence volontaire en réunion avec arme par personne dépositaire de l'autorité publique et sur personne vulnérable".

    nicematin

    votre commentaire
  • 2 360 attentats musulmans les indignent moins qu’un seul attentat anti-musulman !

    Les Rohingyas suscitent l’hystérie compassionnelle ; les chrétiens d’Orient, les chrétiens d’Afrique, les Yazidis, les musulmans chiites, amadias ou soufis, les hindous ou bouddhistes d’Asie ne font pas lever le plus petit sourcil chez nos professionnels de l’antiracisme. Pourquoi ?

    Erdogan menace l’Australie et la Nouvelle-Zélande de génocide, ils ne laissent passer que les migrants les plus islamistes, mais c’est Éric Zemmour ou Renaud Camus que les journalistes européistes accusent de tous les maux. Pourquoi ?

    Le maëlstrom médiatique autour de l’attentat anti-musulman de Christchurch ne fait pas exception à la règle. Pourquoi lui consacrer des milliers d’articles alors que les milliers d’attentats anti-mécréants commis par des musulmans n’obtiennent au mieux qu’un entrefilet dans la rubrique « International faits divers » ?

    Dans un autre registre, « Pendez les Blancs » (Nick Conrad), ça passe, mais les pansements blancs, c’est le comble du racisme institutionnel. Pourquoi ?

    Votre compassion et votre indignation sont soigneusement dirigées par les médias, les gouvernements immigrationnistes, par les associations et ONG antiracistes, par les groupes de pression musulmans dans un sens unique. Pourquoi ?

    99 % des attentats islamistes sont passés sous silence par les médias détenus par des milliardaires. Pourquoi ?

    Heureusement que le site thereligionofpeace.com existe, sinon on pourrait vraiment croire que les musulmans sont le groupe religieux le plus maltraité de la planète, alors que l’islam est la source de plus de 90 % des violences religieuses dans le monde.

    Julien Martel

    Source : http://ripostelaique.com


    votre commentaire
  • Fermer 9 magasins et supprimer 789 emplois c’est « Castoche »!

    Fermer 9 magasins et supprimer 789 emplois

     
    par  | 21 Mar 2019 |
     
    9 magasins Castorama vont fermer en France, dans le détail sont concernés les magasins suivants:
    Hellemmes (Nord), Pontault-Combault (Seine-et-Marne), Eragny (Val d’Oise), Darnetal (Seine Maritime), Ezanville (Val d’Oise), Ballainvilliers (Essonne), Angers (Maine et Loire), Flandres (Paris 19e) et celui la Défense (Hauts-de-Seine),
    Sont aussi concernés 2 magasins Brico Dépot : Flins (Yvelines) et Calais (Pas-de-Calais).
     
    Au total, 789 emplois seront détruits.

    « Dans un communiqué, la firme assure que cette décision a été prise afin d’assurer la performance de ses magasins en France, marqués par des résultats difficiles dans un contexte de marché fortement concurrentiel »…
    Là aussi de nouveaux sites internet comme ManoMano propose des rapports qualité/prix défiant toute concurrence ou presque et c’est un site comme Amazon mais que personne ou presque ne voit venir!
    Entre nouveaux usages, commerce en ligne, concurrence physique, et baisse de la consommation, les temps vont commencer à devenir plus difficiles.
     
    Inutile également de préciser, que pour le moment, dans les chiffres et les statistiques, personne ne voit poindre une véritable baisse du chômage.
     
    Charles SANNAT
     
    Source Boursier.com ici

    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique