"Les Arabes se présentent maintenant comme les éternelles victimes de l’Occident. C’est une mythologie grotesque. Les Arabes ont été, depuis Mahomet, une nation conquérante, qui s’est étendue en Asie, en Afrique et en Europe en arabisant les populations conquises […]. L’extension actuelle des Arabes (et de l’islam) est le produit de la conquête et de la conversion, plus ou moins forcée, à l’islam des populations soumises. […] Je ne crois pas aux bavardages actuels sur la coexistence de n’importe quelles cultures dans la diversité […]. Il faut sortir de l’hypocrisie généralisée qui caractérise les discours contemporains. Les musulmans ne peuvent vivre en France que dans la mesure où, dans les faits, ils acceptent de ne pas être musulmans sur une série de points. Il est caractéristique que les quelques intellectuels arabes qu’on croyait jusqu’ici pénétrés par les valeurs de la critique et de la réflexion participent maintenant activement à une mythologisation de l’histoire arabe, dans laquelle les Arabes sont, depuis treize siècles, de blanches colombes et tous leurs maux leur sont infligés par la colonisation occidentale."