• Violences à Moirans : quatre suspects placés en détention provisoire

    Violences à Moirans : quatre suspects placés en détention provisoire .

    Opération de gendarmerie ce lundi 18  janvier autour d'un camp de gens du voyage à Moirans (Isère), où des violences ont été commises en octobre.
 Opération de gendarmerie ce lundi 18  janvier autour d'un camp de gens du voyage à Moirans (Isère), où des violences ont été commises en octobre.
      AFP / PHILIPPE DESMAZES

    La cour d'appel de Grenoble (Isère) a ordonné jeudi le placement en détention provisoire de quatre des dix-sept personnes mises en examen pour les violences commises en octobre autour d'un camp de gens du voyage à Moirans, a-t-on appris auprès du parquet général.

    Le mois dernier, à l'issue de leur garde à vue, toutes les personnes mises en examen dans cette affaire avaient été libérées sous contrôle judiciaire par le juge des libertés et de la détention. Un seul suspect avait été mis hors de cause.

    Le parquet avait fait appel contre la remise en liberté de huit individus arrêtés dans le cadre de l’enquête, demandant leur placement en détention provisoire. Les raisons invoquées étaient «d'éviter les pressions sur les témoins», d'empêcher «les concertations frauduleuses» entre suspects et d'éviter «la réitération des faits», a-t-on précisé de même source.

    Des peines maximales de dix ans d'emprisonnement

    Le placement en détention provisoire des quatre suspects, nés entre 1987 et 1997, a été décidé par la chambre de l'instruction après une audience qui a eu lieu lundi. «La fermeté de la réponse judiciaire est à la hauteur du trouble créé par ces événements», s'est félicité Paul Michel, procureur général de Grenoble, soulignant que «les peines encourues pour certains faits sont de dix ans d'emprisonnement».

    Le 20 octobre, une cinquantaine d'habitants du camp ou des alentours s'étaient livrés à des violences spectaculaires. Les émeutiers réclamaient qu'un homme de 24 ans, détenu en Savoie et membre de ce camp de gens du voyage, puisse assister aux obsèques de son frère de 17 ans, tué dans un accident de la route le week-end précédant les faits, à bord d'une voiture volée après un cambriolage.

    Les violences n'avaient fait aucun blessé mais une trentaine de voitures avaient été incendiées, certaines jetées sur les voies SNCF, interrompant ainsi la circulation de plus de 120 trains pendant une douzaine d'heures, tandis que la gare et un restaurant avaient été mis à sac. Ces violences avaient suscité un fort émoi, le gouvernement ayant été accusé de laxismeaprès une série d'incidents du même ordre.

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