• Michelin : les salariés sonnés par l’annonce de la suppression de 970 postes à Clermont-Ferrand

    Les employés de Michelin à Clermont-Ferrand attendent d'avoir plus de détail sur le plan de réorganisation mondiale du groupe. 1500 postes seront supprimés en France, dont 970 à Clermont-Ferrand.  / © PHILIPPE HUGUEN / AFP

    Les employés de Michelin à Clermont-Ferrand attendent d'avoir plus de détail sur le plan de réorganisation mondiale du groupe. 1500 postes seront supprimés en France, dont 970 à Clermont-Ferrand. / © PHILIPPE HUGUEN / AFP


    Dans les 4 prochaines années, le groupe Michelin va supprimer 970 emplois à Clermont-Ferrand, conséquence d’une réorganisation à l’échelle mondiale. Depuis 40 ans, l’entreprise se transforme ce quoi a fait plonger le nombre de salariés au fil des années.
    Par Virginie CookePublié
    24 heures après l’annonce de la suppression de 1500 emplois en France dont 970 à Clermont-Ferrand, les salariés de Michelin sont sonnés et ne savent pas encore quoi penser.
    Un employé réagit : « est-ce que ça va être 2000 départs anticipés ou est-ce qu’il va y avoir de la délocalisation au niveau des opérateurs, je ne sais pas. On a besoin d’avoir un peu plus d’informations, ils nous les donnerons au fur et à mesure je pense ». Un autre ajoute : « j’ai 56 ans, je suis de 61, et je suis peut-être concerné par la fourchette. J’attends donc impatiemment qu’on nous donne des dates butées ».
    Ce sont surtout les cadres et les techniciens qui sont menacés par la réorganisation du groupe. Mais devant le siège Michelin, les salariés concernés ne souhaitent pas s'exprimer. Pour l'instant, c'est l'attente. D'ici 2021, Clermont-Ferrand va perdre 970 postes… une continuité par rapport aux 35 dernières années.
    En 2021, Michelin comptera moins de 11 000 employés, une première
    En 1982, l'entreprise comptait 28 000 employés dans la capitale auvergnate…Depuis leur nombre n'a cessé de baisser. Pour la première fois depuis un siècle, ils seront moins de onze mille dans 4 ans.Seule nouveauté dans cette diminution : la taille devrait se faire chez les cols blancs.
    « Pourquoi pas faire ces efforts, pourquoi pas préparer l’avenir pour être plus compétitif. Mais il va falloir aussi rétribuer de façon plus importante les salariés notamment lorsque vous êtes sur Clermont-Ferrand et que vous supprimez 1000 emplois, ne serait-ce que pour maintenir une économie viable, plus payer ses salariés, c’est un moyen de compenser », explique Jean-Christophe Laourde, délégué centrale CFE-CGC.
    "Nous avons la responsabilité de recréer le même nombre d'emplois sur la région"
    La direction assure qu'aucun licenciement n'aura lieu. Tous les départs devront être volontaires, en majorité grâce aux départs en retraites ces 4 prochaines années. Michelin, plus gros employeur de la ville devra aussi relever un défi : limiter l'impact des 1000 emplois supprimés à Clermont-Ferrand.
    « Nous avons la responsabilité de récréer le même nombre d’emplois sur la région que le nombre d’emplois qui a été supprimé. Nous allons mettre beaucoup de ressources, en hommes et en argent pour permettre dans le temps imparti de recréer dans des petites PME, dans des petites entreprises, le même nombre d'emplois supprimés », justifie Jean-Paul Chioccheti, directeur du personnel de Michelin France.
    Le groupe pourrait accompagner des PME dans leur développement notamment via des prêts à taux préférentiel. Michelin en a les moyens : l'entreprise a enregistré plus d'1,6 milliard de bénéfice l'an dernier… un record.

    Michelin annonce la suppression de 970 postes à Clermont-Ferrand
    Le groupe de pneumatiques Michelin va supprimer 970 postes à Clermont-Ferrand mais promet d'investir dans des PME locales pour limiter l'impact de ces suppressions d'emplois sur l'économie du bassin. Intervenants : Jean-Christophe Laourde (Délégué centrale CFE-CFC) et Jean-Paul Chioccheti (directeur du personnel-Michelin France).  - Maxime Van Oudendycke, Bruno Lebret, Laurent Janin. Montage d'Alexis Cretin.

     http://france3-regions.francetvinfo.fr


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  • Doubs : les douaniers saisissent plus d'un million d'euros en liquide

    Les douaniers franc-comtois ont découvert plus d'un million d'euros dissimulés dans une voiture, lors d'un contrôle sur l'autoroute A36.

    Saisie fructueuse le 15 juin lors d'un contrôle sur l'autoroute A36 dans le Doubs. Les douaniers ont saisi plus d'un million d'euros en liquide dans un véhicule en provenance d'Espagne et qui se rendait en Allemagne.

    Le conducteur du véhicule et son passager, deux frères d'origine libanaise dont la nationalité n'a pas été précisée, âgés de 34 et 39 ans, ont été présentés mardi à la juridiction interrégionale spécialisée de Nancy. Ils ont été mis en examen et placés en détention provisoire pour «blanchiment de trafic de stupéfiants», «association de malfaiteurs» et «manquement à l'obligation déclarative», a précisé une source proche de l'enquête.

    «Après quelques jours de vacances en Espagne»

    Jeudi dernier, sur l'A36 près de Montbéliard, les douaniers de Besançon contrôlent une grosse cylindrée avec deux individus à bord. Ils déclarent qu'ils rentrent chez eux, en Allemagne, «après quelques jours de vacances en Espagne». Mais les douaniers découvrent une plaque métallique disposée sur toute la largeur du véhicule, derrière laquelle se trouve une cache. À l'intérieur sont dissimulées de nombreuses liasses de billets dans des sachets thermosoudés, ainsi qu'un sac de sport rempli de petites coupures. Selon la douane, plus de 23.000 billets ont été saisis, principalement en coupures de 50 et 20 euros, représentant un total de 1.002.045 euros.

    Les enquêteurs du service national de douane judiciaire (SNDJ) et de la section de recherche (SR) de la gendarmerie de Besançon, en charge de l'enquête, suspectent les deux hommes d'être les collecteurs-transporteurs d'un trafic de stupéfiants. Le chien de l'équipe cynophile antistupéfiants de la brigade de Montbéliard a «marqué un très vif intérêt pour la cache aménagée et le sac de sport, laissant ainsi supposer que de la drogue y était récemment dissimulée», estiment les douaniers, précisant que «les tests de détection des stupéfiants pratiqués s'avèrent positifs».

    En 2016, près de 385 affaires de blanchiment ont été traitées par la douane, qui a fait de la lutte contre le blanchiment et les flux financiers illicites une priorité. Pour le seul SNDJ, près de 150 millions d'euros d'avoirs criminels ont été saisis ou identifies, soit plus de 170% par rapport à 2015.

      Leparisien.fr avec AFP


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  • La nouvelle Assemblée comptera une quinzaine d’élus issus de l’immigration dite «arabo-musulmane»

     

    Ils s’appellent Mounir Mahjoubi, Fadila Khattabi, Saïd Ahamada, Brahim Hammouche ou Mostapha Laabid et sont, depuis ce dimanche 18 juin, députés de la République à Paris, en Côte d’Or, dans les Bouches-du-Rhône, en Moselle, en Ille-et-Vilaine. Selon notre pointage, la nouvelle Assemblée devrait compter une petite quinzaine d’élus dits «issus de l’immigration arabo-musulmane». Un reflet d’une diversité globale inédite dans l’hémicycle puisque, hors Outre-mer, ont par exemple été aussi élus pour la première fois, à Paris, la jeune avocate Laëtitia Avia, d’origine togolaise, la bibliothécaire Danièle Obono, d’origine gabonaise, ou l’entrepreneur d’origine sino-cambodgienne Buon Tan. En 2012, on comptait huit députés originaires de pays étrangers, tous élus du PS, dont aucun n’a retrouvé son siège cette année.

    Le sujet est complexe car il renvoie rapidement à un risque d’assignation identitaire, dans un pays où les statistiques ethniques sont illégales, contrairement à l’approche beaucoup plus décomplexée qu’ont le Royaume-Uni ou les États-Unis du sujet. La chaire Moyen-Orient Méditerranée de l’École normale supérieure et l’institut de sondage Ifop viennent de s’en emparer lors d’une enquête dont les résultats préliminaires ont été dévoilés à la veille du second tour. Avec notamment pour objectif, selon l’islamologue Gilles Kepel, d’interroger à l’occasion de ces législatives «ce qui se passe dans les quartiers populaires et parmi les populations d’origine ou de culture musulmane en particulier», sachant que «ces termes posent eux-mêmes question»: un prénom, un nom de famille ou une origine ne définissent pas en eux-mêmes une appartenance ou une pratique religieuse souvent bien plus complexes et nuancées. Cela est illustré par le cas de quelques dirigeants emblématiques du précédent quinquennat comme Najat Vallaud-Belkacem, qui se définit comme «musulmane par héritage» mais pas pratiquante régulière, ou Myriam El Khomri, héritière d’une double culture catholique et musulmane. De manière plus globale, l’enquête dite «Rapfi» menée par le Cevipof en 2005 montrait que 60% des Français originaires d’Afrique et de Turquie se déclaraient musulmans.

    6,5% des candidats
    Selon Jérôme Fourquet, directeur du département opinion et stratégies d’entreprises de l’Ifop, l’objectif de cette enquête est d’«essayer de déminer un sujet et un terrain hautement sensible avec des données objectives et neutres». L’institut est parti de la liste des 7.882 candidats pour essayer, pour l’essentiel à partir de leur prénom, d’identifier ceux appartenant à la diversité. Conclusion: 6,5% des candidats du premier tour affichaient un prénom appartenant à la culture arabo-musulmane. «Cette population a été représentée à due proportion dans les candidats qui ont sollicité les suffrages», explique Jérôme Fourquet, qui rappelle que 6,2% de la population française a au moins un parent musulman.

    (…) Slate.Fr

    http://www.fdesouche.com


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  • Paris: Un instituteur d'une école privée soupçonné d'agressions sexuelles

    JUSTICE Une enquête a été ouverte et l'enseignant a été suspendu..

    Illustration d'un élève dans une école primaire, ici en 2016 à Rennes.Illustration d'un élève dans une école primaire, ici en 2016 à Rennes. - C. Allain / APEI / 20 Minutes

    20 Minutes avec AFP Publié le 16.06.2017 à 03:39

    Une enquête a été ouverte par le parquet de Paris concernant des soupçons d'agressions sexuelles sur des élèves par un enseignant d'une école privée catholique du VIIe arrondissement de Paris, a-t-on appris jeudi de sources concordantes.

    Cette enquête préliminaire a été ouverte du chef d'«agression sexuelles sur mineurs de 15 ans par personne ayant abusé de ses fonctions», a indiqué à l'AFP une source judiciaire, confirmant une information du Parisien.

    Le suspect, âgé d'une quarantaine d'années, était instituteur en classe de CM2 à l'école primaire de l'ensemble scolaire Sainte Jeanne-Elisabeth, un établissement privé catholique sous contrat avec l'Etat, situé dans le VIIe arrondissement. Il a été suspendu par le rectorat, a indiqué à l'AFP le directeur diocésain de l'enseignement catholique (DDEC) de Paris, Jean-François Canteneur, qui dépend du diocèse.

    «Un très bon pédagogue»

    Le chef de son établissement avait fait «un signalement aux autorités» le 31 mars, juste avant les vacances scolaires de printemps, selon le DDEC. La veille, sept collégiennes de sixième avaient témoigné contre leur enseignant de l'année scolaire précédente, en CM2, évoquant «des câlins, des embrassades sur la joue, de façon régulière, notamment pendant des classes vertes», selon le directeur diocésain.

    Cet instituteur, arrivé dans le VIIe arrondissement en septembre 2015, «était considéré comme un très bon pédagogue, très apprécié des enfants, avec qui il avait un contact facile», selon Jean-François Canteneur, qui parle d'un «comportement inadapté de quelqu'un qui ne joue pas son rôle d'adulte».

    Des précédents pour l'enseignant

    Le directeur diocésain a en revanche réfuté avoir eu connaissance d'événements comparables mettant en cause cet instituteur dans un précédent poste, à Vincennes (Val-de-Marne). «La seule chose que nous avons eu à connaître concerne l'utilisation par l'enseignant de son portable pour prendre des photos d'élèves en cours afin d'alimenter le site de l'école. Ce n'était pas normal mais l'incident avait été traité, et il avait été sanctionné», a relaté le DDEC.

    Le directeur diocésain a reçu jeudi trois mères au nom d'un collectif de parents de l'ensemble scolaire Sainte Jeanne-Elisabeth. «La communication successive sur cette affaire en interne, en raison du laps de temps des vacances scolaires, a probablement créé du trouble et de l'angoisse», a relevé Jean-François Canteneur.


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  •  Caen : « ne se sentant pas bien pendant le ramadan », il agresse un couple et leur bébé à la batte

    Lu dans La Manche Libre du 14 juin 2017 :

    Un jeune homme de 19 ans a comparu mercredi 7 juin 2017 devant le tribunal de grande instance de Caen (Calvados) pour avoir insulté des policiers et frappé à coups de batte de base-ball un couple et leur bébé de quatre mois.

    Le mardi 30 mai 2017, dans le quartier Pierre Heuzé à Caen (Calvados), Sofian Heurtevent (photo), 19 ans et qui compte déjà 12 mentions à son casier judiciaire, importune les policiers qui contrôlent une voiture dont il connaît le conducteur. Perché sur un VTT orange, il insulte les policiers et répond aux appels au calme par la provocation. « A qui est ce vélo?« , lui demande un policier. « Je l’ai volé à ton fils« , rétorque le jeune majeur. Puis, il donne le vélo à un ami, et baisse l’arrière de son jogging, se frappant la fesse droite en leur direction. Interpellé à 2h30, il est placé en garde à vue. Il en sort dans la matinée.

    Vers 18h15, son petit frère de 17 ans l’appelle à la rescousse: « Le type à qui j’ai éraflé la voiture en conduisant le mois dernier, il vient d’essayer de m’écraser. Il est devant la pharmacie de la place Champlain. » Effectivement, l’homme, sa compagne et leur fils de 4 mois sortent de chez le pédiatre et ont besoin de médicaments. Sofian Heurtevent l’interpelle: « Alors, tu veux écraser mon frère pour une ZX? Viens on va parler, mon frère. » « Non, je ne suis pas ton frère« , répond le père de l’enfant.

    Des éclats de verre sur le nourrisson

    Sofian Heurtevent sort une batte de base-ball d’un buisson où il l’a cachée, tandis que son frère prend une latte et sort un couteau de sa poche. Par la vitre baissée, l’homme se fait casser sa montre à coups de batte, tandis que la passagère reçoit des coups de latte. Elle a du sang sur le visage à cause des éclats de pare-brise. Le jeune, trouvant que la latte ne fait pas assez mal, frappe ensuite avec les mains. Il casse le pare-brise à mains nues. Les éclats de verre retombent sur le nourrisson, qui n’a rien. La scène s’achève avec des coups de pieds dans la carrosserie de la voiture.

    Le soir même, le couple se réfugie en région parisienne. « On a eu peur de rentrer dans notre appartement. On ne se sentait plus chez nous dans le quartier« , dit la femme. Jugé mercredi 7 juin 2017 au tribunal de grande instance de Caen (Calvados), Sofian Heurtevent justifie: « C’était pendant le ramadan, je ne me sentais pas bien, on voulait juste lui faire peur« .

    Prison ferme

    Sofian Heurtevent écope de 12 mois de prison dont six mois ferme (seulement!) assortis d’une mise à l’épreuve de deux ans. Il ne doit pas contacter les victimes, ne pas détenir une arme, ne pas aller boulevard du Général Vanier. Il doit 150€ à chacun des trois policiers outragés. La femme recevra 1247,60€ pour les réparations de sa voiture et 2000€ de préjudice moral, son compagnon 99€ pour sa montre et 2000€ pour le préjudice moral.


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