• Ecologie, payez les gueux, l’Assemblée rejette la taxation du secteur aérien !



    L’Assemblée nationale rejette la taxation du transport aérien, les députés refusant une série d’amendements « prévoyant la taxation du secteur aérien ».
    La ministre des Transports, Élisabeth Borne, a appelé à une réflexion « à l’échelle européenne » sur ce sujet »…
     
    Comment dire, vous savez quoi penser des « réflexions au niveau européen » n’est-ce pas ?
    C’est évidemment l’organisation de notre impuissance collective, et il n’y aura aucun accord pour taxer le carburant utilisé par les compagnies aériennes.
    Le kérosène bénéficie d’une exonération de TICPE et pas le diesel du gueux d’en bas qui prend sa voiture pour aller bosser tous les jours. 
    « Celle-ci est « vécue comme une injustice sociale », alors que les automobilistes sont taxés sur le carburant, a soutenu la « marcheuse » Delphine Bagarry dans la nuit de jeudi à vendredi ».
    Non sérieux ?
    Vous pensez que le Gilet Jaune trouve normal de se saigner aux quatre veines alors que le bobo pleins de sous peut aller se faire bronzer à Bali à l’autre bout de la planète sans payer de taxe sur le kérosène ?
    Il n’y a pas que Bali, il y a toutes les destinations exotiques, et le fait que de manière générale, prendre l’avion, est rarement une nécessité absolue !!! 
    Tout le monde sait très bien que les budgets voyages, vacances, et autres, concernent assez peu tous ceux pour qui les fins de mois sont difficiles.
    Alors oui, cela est forcément vécu comme une injustice sociale légitime puisque l’indispensable est taxé et le superflu exonéré. 
    C’est un peu comme si nous surtaxions la baguette de pain avec une TVA majorée et que nous appliquions au caviar une TVA réduite …
     
    Charles SANNAT
     
    Source BFMTV ici

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  • L’État, cet ennemi du peuple


    Alexandros Michailidis / Shutterstock
    Robin de La Roche 
                  
    Une étude de l’Institut Coppet rappelle qu’à la fin de l’Ancien Régime, au XVIIIe siècle, les Français travaillaient 18 jours par an pour financer les dépenses de l’État, alors qu’aujourd’hui, vous turbinez du 1er janvier au 26 juillet pour l’État (!) pour que, in fine, il fasse ce-que-vous-savez de votre argent…
    L’avènement de la démocratie a donc permis de multiplier par onze la pression fiscale sur ceux qui passèrent du statut de sujets à celui de citoyens. 

    C’est fou ce qu’un changement de dénomination permet de faire avaler comme couleuvres…
    L’historien Nicolas Delalande (auteur de l’excellent ouvrage Les Batailles de l’impôt) rappelait récemment qu’autour de 1900, le taux d’imposition représentait environ 10 % de la richesse nationale… et qu’aujourd’hui, « le niveau des prélèvements se maintient entre 42 % et 46 % du PIB ».
    En 2013, l’inénarrable Bernard-Henri Lévy s’était fendu d’un édito appelant à « prier pour l’impôt ».
    Lisez plutôt : « Prions pour l’impôt, […] sans lui, plus moyen ni de protéger les plus faibles, ni de secourir les plus démunis, ni, surtout, de confier à la lettre d’une loi le principe de cette responsabilité pour autrui. »
    Et c’est ainsi qu’on en revient encore et toujours au même principe de cet État qui veut se substituer à MA charité, alors que chacun sait que sans le tissu associatif et bénévole – en grande majorité d’origine catholique – il n’y aurait nulle solidarité, nul soutien des VÉRITABLES plus faibles, nulle entraide.
    Le consentement à l’impôt vient d’un pacte simple entre le peuple et son monarque. Nous payons pour trois « prestations » fondamentales, régaliennes :
    – l’État protège l’intégrité du territoire (frontières, invasions) ;
    – l’État bat monnaie (garantissant l’indépendance de la nation) ;
    – l’État rend la justice (sans influence des puissances d’argent, privilégiant le petit et le faible, tel que théorisé – et appliqué – par Saint Louis).

    Or, aujourd’hui, alors que nous payons plus d’impôt que jamais dans l’histoire de notre peuple, l’État a ouvert les frontières, l’État ne bat plus monnaie, et l’État rend une justice politique servant des lobbies et/ou des idéologies contre le peuple.
    Nous sommes dans une situation simple, qu’il faut décrire par des mots simples, parce qu’elle a des précédents dans l’histoire du monde et qu’il serait criminel de se contenter d’une danse du ventre syntaxique pour cacher la vérité : en France, l’État est parfois l’ennemi du peuple.

    source

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  • Irresponsabilité pénale avant 13 ans : du laxisme à l'encouragement

    En annonçant son intention d'établir un seuil d'irresponsabilité pénale à 13 ans, la ministre de la Justice, Nicole Belloubet, ne fait pas que se conformer aux desiderata de diverses organisations internationales telles que la Cour de justice européenne ou la Convention internationale des droits de l'enfant : elle crée les conditions d'une déferlante de la délinquance et de la criminalité tolérées par l’État, organisées et légalisées par les pouvoirs publics.

    Dealers des cités, petits et grands caïds venus d'ailleurs, sauront utiliser cette main d’œuvre incondamnable, tandis que le sentiment de totale impunité sera renforcé, livrant nos rues à la sauvagerie.

    La France vit depuis des décennies dans le laxisme. Elle entre avec la macronie dans l'ère de l'encouragement.

    Jean-François Touzé - Délégué national du Parti de la France aux Études et Argumentaire


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  • Champ de Mars en soutien à SOS Méditerranée… et cela ne dérange personne ?

      
     L’art éphémère peut sembler paradoxal.
    L’ambition d’un artiste n’est-elle pas, presque toujours, de défier le temps ? 

    Même si la musique est fugitive, qu’une note chasse l’autre et que le silence les chasse toutes, la partition et l’enregistrement permettent de recréer l’émotion, et c’est tant mieux. 
    L’art comme instrument politique, c’est aussi paradoxal : pourquoi la recherche du beau et de l’émotion qu’il suscite devrait-elle servir un autre dessein que cette émotion ? 
    Mais ça existe depuis Mathusalem, et peut-être même avant, avec des horreurs comme l’art officiel soviétique, par exemple. 
    L’art sacré est-il un art politique ? 
    Bonne question, mais ce n’est pas celle d’aujourd’hui… 
    Guillaume Legros, dont le pseudonyme est Saype (1), un artiste pionnier de la peinture sur herbe, réalise sur les pelouses du Champ-de-Mars, à Paris, un ensemble de six « fresques » monumentales sur 15.000 m². 
    Elles représentent des mains entrelacées qui se tiennent par les poignets. Il vaut sans doute mieux grimper au 3e étage de la tour Eiffel pour apprécier cette œuvre, mais les photos publiées laissent observer une œuvre intéressante, que la météo se chargera peut-être de dégrader plus vite que prévu. Oui, que les bobos-écolos se rassurent, la peinture utilisée est biodégradable, cette œuvre s’estompera jusqu’à disparaître un jour. 
    Cette œuvre, Beyond Walls (derrière les murs), est réalisée en soutien à SOS Méditerranée, l’association qui porte assistance aux migrants, celle qui a affrété l’Aquarius qui a défrayé la chronique. 
    Saype affirmait à 20 Minutes et à France Info : « Mon action est plus sociale que politique » et « Je n’ai pas envie de m’engager pour un parti, je veux travailler pour l’édifice du vivre ensemble et c’est ce que représente, je crois, SOS Méditerranée. C’est une fresque au service de l’humanité. » Les artistes sont-ils exonérés d’un devoir de cohérence ? 
    La collusion entre la mairie de Paris et l’association SOS Méditerranée interroge. 
    Bien sûr, les édiles n’ont aucun devoir d’allégeance envers un art officiel qui n’existe heureusement pas et qui détiendrait un monopole. 
    Mais est-ce opportun de se lier à cette association soupçonnée de complicité avec les passeurs dans ce qu’il faut bien appeler un trafic de migrants ? 
    Les poursuites dont elle fait l’objet relèvent-elles plus de l’acharnement juridico-policier contre de l’humanitaire dérangeant ou d’une fumée dont l’origine est forcément un feu ? 
    Ce n’est pas à moi de me prononcer. 
    Et puis, il y a ce désolant constat : les migrants focalisent encore et toujours l’attention des médias, des politiques, des réseaux sociaux et de nous tous en Occident. 
    Pourtant, ils ne sont qu’un symptôme et pas le mal lui-même. 
    L’absence de développement économique, la corruption, la captation par nos pays développés de la main-d’œuvre formée et qualifiée quand elle fait si cruellement défaut sur place, voilà des maux qui nous laissent indifférents, qui ne font pas la une de nos journaux. 

    Sans être le moins du monde prophète, tant que les pays d’Afrique n’auront pas, avec notre aide, résolu ces problèmes, nous aurons, nous, des problèmes de migrants. 
    Alors, un ensemble de fresques pour aider à soigner des symptômes, c’est juste un peu dérisoire, comme un cautère sur une jambe de bois. 

    (1) Né en 1989 à Belfort, installé en Suisse, pionnier du land art et prix Forbes 2019 des 30 personnes de moins de 30 ans les plus influentes dans l’art et la culture. 

    Rémy Mahoudeaux

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