• L’extrême gauche casse tout vendredi 13 mai à Rennes ..

    L’extrême gauche casse tout vendredi 13 mai à Rennes ..

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    15/05/2016 – 16H00 Rennes  (Breizh-info.com) – 
     
    Evacuée vendredi 13 au matin d’une salle de théâtre qu’ils avaient squattée et réquisitionnée puis sonnés par l’interdiction de la manifestation prévue ce samedi, les activistes de l’ultra-gauche rennaise n’ont pas tardé à se venger en semant la dévastation et la casse dans le centre-ville au soir du 13 mai.
     
    Un rassemblement pacifique était prévu à 20 h place Sainte-Anne, dans le centre de Rennes.
    Près de 200 activistes d’ultra-gauche y sont venus, et ont commencé par défier calmement les forces de l’ordre qui protégeaient la salle de la Cité et les empêchaient de la réinvestir.
    Vers 21 h 30, alors que l’attroupement – sauvage – avait grossi, les protestataires ont commencé à détruire caméras et palissades du métro, puis à jeter des projectiles sur les forces de l’ordre qui ont répliqué en gazant l’attroupement.

      
    Les manifestants se sont alors dirigés vers le centre-ville où ils ont commis de nombreuses dégradations.
     Les vitres d’un commissariat de police rue de Penhouët ont été brisées, le local du PS a vu son rideau de fer et ses vitres détruits, des boutiques de vêtement et des banques situées notamment rue d’Orléans ont été dégradées, des palissades de bois protégeant certaines agences ont été arrachées et les vitres enfoncées à l’aide de poutres.
     Les locaux du Crédit Mutuel place Sainte-Anne et de la Caisse d’Epargne rue Hoche ont été saccagés, le matériel détruit, les papiers éparpillés dans la rue.
    Une Porsche stationnée place de la République a été incendiée – c’est déjà la seconde qui subit les foudres de l’ultra-gauche après celle qui a été incendiée le 28 avril dernier à Nantes.
    Cette dernière appartenait d’ailleurs non pas à un grand patron avec cigare et haut de forme, mais à un électricien de 30 ans passionné de Porsche.
     Des feux de poubelle ont été aussi allumés, notamment rue Hoche.

      
    Plusieurs commandos habillés de vêtements sombres, très mobiles, à la façon des black blocks, se sont dispersés en ville en faisant beaucoup de casse et en raflant tous les projectiles possibles, pavés, barres en bois ou en fer, ou même plaques d’égout, comme rue d’Antrain.
    Certains ont même attaqué la mairie, où ils ont brisé des vitres à coups de pavés et ont été repoussés par la police, passablement débordée.
     Puis vers 23 heures ils ont enlevé leurs vêtements sombres, les ont remisés dans leurs sacs et se sont évaporés dans la nuit.
     Cinq personnes ont cependant été interpellées.
    Ce matin, en prévision d’une nouvelle manifestation d’extrême-gauche qui elle a été interdite, la ville est désertée et la police nombreuse.
    Place de la Mairie, des CRS attendent les casseurs et protègent l’hôtel de ville.
    Des palissades ont été dressées rapidement dans la matinée devant les commerces détruits la veille. Sept compagnies de CRS sont en ville, avec quatre canons à eau et des barrières anti-émeute.
    Deux hélicoptères ont aussi été prévus pour surveiller la ville en cas de nouvelles émeutes.
    Des policiers en civil fouillent tous les individus suspects dans la ville, et les routes menant à Rennes sont contrôlées, particulièrement celles qui viennent de Paris et de Nantes; un barrage filtrant a d’ailleurs été établi à Lécousse près de Fougères, ce matin vers 11h, apprend-on sur les réseaux sociaux.
    Les nouveaux saccages de Rennes attisent le ras-le-bol dans une ville bretonne qui, comme Nantes, vit au rythme d’incessantes manifestations émaillées à chaque fois de saccages et de destructions.
    La mairesse de Rennes a constaté laconiquement sur Twitter « Rennes saccagée ce soir. Après des paroles fortes, j’attends de l’Etat des actes forts ».
    Militant d’extrême-gauche breton, Camille [le nom a été changé] promet de son côté que « des actes forts, il y en aura. Nous, nous luttons contre un Etat d’oppression, un monde d’oppression. Oui, la casse en ville ça paraît violent, c’est violent, mais on ne change pas le monde en distribuant des roses. C’est aussi la réponse à la violence des CRS alors qu’ils vidaient notre Maison du Peuple [la salle de la Cité occupée a été baptisée ainsi, NDLR].
    Ils ont brutalisé les gens, découpé les portes et les sorties de secours au lapidaire, etc. Et après le pouvoir dira évidemment que nous avons détruit les lieux ».
    Camille ne croit pas que l’interdiction de la manifestation changera quelque chose : « le pouvoir n’arrivera pas à mater la lutte, comme il a maté l’Assemblée Nationale avec le 49-3. La rue nous appartient, et si on ne peut pas entrer dans Rennes, Nantes ou ailleurs, on peut attaquer tout aussi efficacement ce monde de répression ailleurs. Notre objectif, c’est le retrait de la loi. Nous irons jusqu’au bout. »

     

     
     
     
    Crédit photo : DR
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