• Ils dorment dans leurs voitures .

     GÉZAINCOURT (80) Ils dorment dans leurs voitures

    Bruno Bajot, sa compagne et son fils ont été expulsés mardi matin de la maison qu’ils louaient, par décision de justice. Ils campent depuis à côté, espérant un logement.

    Dans l’attente d’un relogement, Bruno Bajot campe sur un terrain communal. Au grand dam des propriétaires qui voudraient bien récupérer leur bien.Dans l’attente d’un relogement, Bruno Bajot campe sur un terrain communal. Au grand dam des propriétaires qui voudraient bien récupérer leur bien.

    Privée de loyer, la propriétaire a donc, elle, logiquement engagé une procédure d’expulsion et a obtenu gain de cause.

    Jointe par téléphone, cette propriétaire, une dame âgée de 73 ans, ne donne, d’ailleurs, elle, pas du tout la même version des faits : « Ce monsieur a laissé se dégrader ma maison et il est responsable de son état actuel. D’ailleurs, tout cela a été jugé au tribunal qui m’a donné raison puisque M. Bajot a été débouté de toutes ses prétentions et prié de quitter les lieux. Je ne souhaite pas commenter davantage cette histoire… »

    Ce que fait, par contre, sa fille, très remontée : « La victime dans cette histoire, c’est ma mère et non M. Bajot qui est un manipulateur et a de très mauvaises relations de voisinage. Il est effectivement responsable des dégâts causés dans la maison. Mais il n’a jamais voulu qu’on y rentre pour les constater. Il a arrêté de payer le loyer alors qu’il travaillait et en avait les moyens… Ce qui est malhonnête et la justice l’a puni. Aujourd’hui, il campe dans le chemin qui mène au garage de cette maison et nous ne pouvons pas y accéder, ni à notre maison . Alors qu’on a peur qu’il la squatte ou la dégrade… »

    Après son expulsion de mardi, Bruno Bajot a, en effet, pu stocker ses affaires sensibles comme l’électroménager et la hi-fi chez son beau-frère. « Mais le reste est là dehors… », détaille-t-il, campant effectivement depuis mardi, avec sa famille, sur un terrain communal qui jouxte la maison de laquelle il a été délogé et interdisant de fait l’accès au garage de la propriétaire. Au centre de ce terrain, une table sur laquelle trône un réchaud de camping, et des chaises. Et tout autour des affaires disséminées…

    « Je dors dans une voiture avec mon fils et ma femme dans l’autre », nous confie-t-il en ce jeudi matin. Prenant sa situation avec un détachement étonnant, il explique : « Maintenant il faudrait qu’on trouve vite une solution de relogement. J’ai essayé de voir auprès de l’IME local qui m’a renvoyé sans succès vers l’Apremis (Accompagnement, prévention, réflexion et médiation pour l’insertion sociale) d’Amiens. L’association DALO (Droit au logement opposable) nous a aussi proposé un appartement à Doullens mais il était trop petit. On cherche plutôt une maison avec deux ou trois chambres. Aujourd’hui, ma compagne est partie voir à la SIP (Société immobilière picarde) d’Amiens s’il n’y aurait pas une solution… »

    Une solution que « vu son passif, M. Bajot aura du mal à trouver… Ce que, au final, on regrette car on aimerait récupérer notre maison », pense la fille de son ex-propriétaire.

    http://www.courrier-picard.fr


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