• faute d'agent pour le conduire au tribunal, un détenu est remis en liberté

     Brest : faute d'agent pour le conduire au tribunal, un détenu est remis en liberté
     Le détenu a été libéré car aucun agent pénitentiaire n'était disponible pour le transférer au tribunal. 
     Brest : faute d'agent pour le conduire au tribunal, un détenu est remis en liberté
    ILLUSTRATION / AFP / GEORGES GOBET
    Un trafiquant de drogue présumé, incarcéré dans l'attente de son procès, a été libéré à Brest ce mardi 21 juin car aucun agent pénitentiaire n'était disponible pour le transférer au tribunal.
     
    Le parquet de Brest a regretté ce mardi 21 juin un premier cas de "libération intempestive" après qu'un détenu a été libéré, faute de personnel pour pouvoir l'accompagner au tribunal. 
    "Aujourd'hui, nous avons eu à l'audience correctionnelle pour la première fois (...) une libération, que je qualifierai d'intempestive, pour un défaut d'extraction", a indiqué le procureur de la République de Brest, Éric Mathais, lors d'une conférence de presse.
     
    Le détenu, suspecté de trafic de drogues et écroué dans l'attente de son procès, a été libéré car aucun agent pénitentiaire n'était disponible pour le transférer de sa prison au tribunal de Brest.
     Quelques jours plus tôt, le même homme n'avait pas pu être transféré, aussi pour un problème de personnel.

    Une situation ubuesque

    Le président a donc décidé de remettre le suspect en liberté, décision qui sidère le procureur Eric Mathais : "A Brest, nous sommes à 150 kilomètres de Lorient, et pourtant ce sont des agents de l'administration pénitentiaire qui viennent de Lorient - 2 h 30 de route environ - jusqu'à la maison d'arrêt de Brest où ils prennent en charge le détenu pour l'amener au tribunal", précise le procureur à Europe 1.
    "La situation est encore plus ubuesque pour le tribunal de grande instance de Quimper", souligne le magistrat, alors qu'il n'y a pas de maison d'arrêt à Quimper et que la ville se trouve à mi-chemin entre Lorient et Brest, ce qui multiplie les trajets.
     Il souligne aussi les difficultés à faire appel aux services de police ou de gendarmerie lorsque l'administration pénitentiaire n'est pas en mesure de procéder à un transfèrement, comme le prévoit le dispositif.

    27 % des audiences renvoyées

    Le prévenu libéré a déjà violé son contrôle judiciaire pendant l'enquête précise Europe 1. 
    Le risque n'est donc pas exclu que le trafiquant de drogue présumé disparaisse pour de bon alors que son procès est reporté à octobre.

    Depuis le 1er mai, "quasiment dans un cas sur deux, l'administration pénitentiaire nous dit qu'elle n'est pas en mesure de procéder à l'extraction", assure encore Eric Mathais, indiquant que de ce fait 27 % des audiences prévues ont dû être renvoyées.

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