L'ancien maire PS de Paris a pris cette décision par conviction politique et pour faire barrage au Front national.

Le candidat d'En Marche continue d'attirer les ténors du PS. Sur France Inter, Bertrand Delanoë vient d'annoncer son ralliement à Emmanuel Macron pour la présidentielle même si le choix "n'a pas été facile"

"Il faut donner de la force au candidat qui pourra battre Marine Le Pen", a-t-il justifié. Car selon lui, les partis "ne voient pas que leur sclérose créé la montée du FN". Et pour inverser la tendance, "il faut donner une réponse par l'authenticité", explique-t-il. Au micro de France Inter, le socialiste s'est particulièrement ému des "48 % d'ouvriers" qui "sont à l'écoute des idées de l'extrême-droite" plaidant ainsi pour une remise en cause des partis traditionnels.

Il a tenu à préciser que Benoît Hamon, vainqueur de la primaire à gauche, est "un ami" mais que "son programme est dangereux car il n'est pas en mesure de produire du vrai progrès social". Contrairement au programme d'Emmanuel Macron qui revendique "de vraies mesures progressistes" à ses yeux. Sa décision, d'abord stratégique - faire barrage au FN - est aussi motivée par des convictions politiques.

"Une nouvelle dimension"

Pour l'ancien édile, l'urgence est "de reconstruire le PS" et de se rassembler. Face à la popularité de Marine Le Pen, la tentation d'un"vote utile" en faveur de Macron fait donc son chemin au sein du PS.Claude Bartolone, président de l'Assemblée nationale, a suggéré prendre la même décision la veille, estimant que "si la démocratie est en danger" et que "c'est la seule alternative", il votera lui aussi en faveur d'Emmanuel Macron dès le premier tour.

Les réactions ne se sont pas faites attendre. François de Rugy, candidat écologiste perdant à la primaire de la gauche, s'est réjoui de la nouvelle, affirmant que "le rassemblement des progressistes autour d'Emmanuel Macron prend encore une nouvelle dimension".