• Béziers : la radicalisation des détenus inquiète

     Béziers :la radicalisation des détenus inquiète

    Publié le 26 mars 2016 par Dominique CHALARD

    Une vingtaine de détenus sont considérés comme radicalisés. Les syndicats réclament leur transfert pour "stopper la contagion" au sein de la prison.

    Béziers : la radicalisation des détenus inquiète

    Ce vendredi, un représentant syndical du centre pénitentiaire de Béziers dans l'Hérault s'est inquiété de la présence d'une vingtaine de détenus considérés comme radicalisés, réclamant le transfert de certains par sécurité. « Nous comptons une vingtaine de détenus en fiche S dans notre établissement, et surtout deux meneurs qui sont radicalisés. Et cela, c'est sans compter les convertis ! » souligne Fabrice Caujolle du bureau local du syndicat Ufap-Unsa. L'Ufap exige le transfert rapide de ces deux détenus qui propageraient des idées extrémistes et « gangréneraient la détention » en mettant la pression à d'autres détenus. « Arrêtons le bla-bla inutile, les groupes de travail qui n'apportent aucune solution rapide et concrète, il est temps de réagir ! » s'exclame le syndicaliste. « Il est possible de stopper la contagion si l'administration pénitentiaire veut bien s'en donner les moyens », selon le représentant syndical.

    « La radicalisation n'est pas punissable par la loi »

    Le procureur de la République de Béziers, Yvon Calvet, appelle de son côté à la plus grande prudence quant à l'utilisation du terme « radicalisation ». « La radicalisation n'est pas punissable par la loi », souligne-t-il. « Dans la période que nous vivons, il peut y avoir une perception particulière de ce phénomène et il faut être prudent. » « Tant que l'on en est à une application très stricte de la religion, rien n'est répréhensible », ajoute Yvon Calvet. « Cela devient une infraction quand il y a apologie de terrorisme. » « Quoi qu'il en soit, nous sommes très vigilants, surtout dans un établissement pénitentiaire et là, tant qu'il n'y a pas violation du règlement intérieur, nous n'avons rien à dire », poursuit le procureur. « Nous sommes persuadés que ceux qui sont véritablement radicalisés et dangereux ne le montrent pas et restent discrets. »

    source :Le Point politique


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