• Ce « puant sirop de la morale consensuelle » qui nous étouffe..

    (par Marie Delarue)

    Publié par: Thomas Joly..

    J’ai connu un temps où Philippe Muray était persona non grata chez bien des libraires, et particulièrement à la FNAC où il fallait réclamer ses livres avec beaucoup d’insistance et s’offrir un quart d’heure de spéléologie au fond du rayon linguistique avant d’apercevoir une couverture. Je n’invente rien. Aujourd’hui, Muray est récupéré par tous les Tarfuffe dont il s’est largement payé la tête et la bonne conscience dans tous ses écrits, alors de là où il nous regarde, il doit bien rigoler !

    Ce dimanche, comme tous les 21 juin, l’Homo festivus qu’il a disséqué avec tant de talent acide était à la fête. La « fête de la Musique », cette apothéose de la gauche égalitaire, avec Jack Lang, son géniteur, dans la posture du phare éclairant le monde. Car, nul ne l’ignore, tout comme notre Révolution française a offert au monde les droits de l’homme, Jack Lang a offert à la planète la fête de la Musique.

    Culture pour tous, tous cultureux et bientôt tous incultes… qu’importe, l’important pour nos politiques, c’est le mot « tous ». Notre Président étant venu promener sa mine réjouie au concert du trompettiste Ibrahim Maalouf (sans doute parce que ça sonne mieux qu’Éric Le Lann) nous a expliqué que « la fête de la Musique, c’est la musique pour tous et la musique par tous », ce qui est, dit-il « la plus belle image qu’on puisse donner de la démocratie ». À quoi son ministre Fleur Pellerin a ajouté cette pernicieuse niaiserie : « C’est pour ça que j’ai souhaité qu’on ait au ministère de la Culture des concerts participatifs où le public est un acteur de la musique, pas seulement un spectateur. »

    Charles Consigny l’écrivait ce matin sur le site du Point : « Il fallait y penser ! Il me tarde d’assister aux concerts de la Philharmonie où le public pourra s’emparer des violons, hautbois et autres clarinettes pour marier son talent à celui des musiciens ! Que de belles symphonies en perspective ! Quel bonheur que d’être tous égaux à ce point ! »

    On aurait tort d’en rire car il y a là l’expression de l’idéologie mortifère qui est en train de détruire ce qui a fait pendant des siècles l’honneur de ce pays : l’apprentissage, l’effort, le dépassement de soi et, au bout, l’excellence comme récompense. En effet, poursuit Consigny, « dans le monde de Fleur Pellerin, dans l’esprit de la gauche, il n’y a pas de génie, pas de faculté, pas d’aptitude particulière, et surtout il n’y a pas de travail, pas de compétence ni d’expérience : il n’y a que l’égale possibilité pour chacun de faire tous la même chose ».

    Fleur Pellerin, François Hollande ou Jack Lang et leurs semblables détestent, dans la culture, l’idée qu’il faudrait se cultiver. Ils ont la cervelle formatée des Pol Pot et de leurs épigones, réservant aux leurs les bonnes écoles et les bonnes filières pour mieux vendre à la populace leur gloubi-boulga égalitaro-progressiste. Même travesti de bonne conscience, cela s’appelle le mépris.

    On donnait ce samedi à la Philharmonie de Paris le Te Deum de Berlioz, un concert voulu comme témoignage de « l’excellence de la pratique amateur » ; celle qui n’a parfois comme différence avec la pratique professionnelle que l’épaisseur d’un chèque à la fin du spectacle. Ce fut une semaine de longues répétitions quotidiennes sous la baguette d’un chef épris de perfection, des heures exigeantes, fatigantes, mais tellement enthousiasmantes jusqu’à ce moment de bonheur intense et de fusion, récompense hors du commun que seul permet d’obtenir un travail aussi minutieux qu’acharné. Aux antipodes du ministère et de sa proposition de « grande improvisation collective ».

    Au nom de l’égalité, cette potion qu’on nous sert, « puant sirop de la morale consensuelle » comme l’écrivait Philippe Muray, est en train de tuer dans l’œuf les réels talents qui ne demandaient qu’à éclore.

    Source : http://www.bvoltaire.fr


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  • Où sont les "Je suis Charlie" défenseurs de la liberté d'expression ?

    Publié par: Thomas Joly..

    Éric Zemmour est poursuivi devant le tribunal correctionnel de Paris, notamment pour incitation à la haine raciale pour les propos suivants tenus sur RTL en mai 2014 :

    « Les Normands, les Huns, les Arabes, les grandes invasions d’après la chute de Rome sont désormais remplacés par les bandes de Tchétchènes, de Roms, de Kosovars, de Maghrébins, d’Africains qui dévalisent, violentent ou dépouillent. »

    Son avocat se base sur la liberté d'informer et de dire la vérité aux Français : « Éric Zemmour n’a fait que reprendre le constat de l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP). On interdit à un journaliste de décrire le réel, de diffuser une information donnée par un organisme d’État, c’est gravissime, cela va au-delà de l’entrave à la liberté d’expression, il s’agit de la liberté d’informer. »

    Source : http://lesalonbeige.blogs.com


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  • La république islamique de France est déjà née ..

    (par Guillaume de Thieulloy)

    Publié par :Thomas Joly..

    L’islam n’est pas uniquement une communauté religieuse, contrairement à ce que prétendent les perroquets demi-savants de la caste politico-médiatique, mais bel et bien une communauté politique qui, par définition, n’est pas nationale. Il n’y aurait qu’une seule méthode pour créer un « islam de France », ce serait de transformer la France en régime islamique. Il y aurait alors des imams et des oulémas officiels qui diraient ce qui est légal et ce qui ne l’est pas et pourraient faire appliquer leurs fatwas avec la force de la loi. Ça n’empêcherait pas les musulmans turcs, saoudiens ou algériens présents sur notre sol d’être en désaccord avec telle fatwa (et, éventuellement, de fomenter des attentats pour le faire savoir), mais on s’approcherait de ce dont parle M. Valls. J’ose espérer que ce dernier ne souhaite pas ce type d’islam de France. Mais, en attendant de savoir ce qu’il a en tête, nous pouvons constater qu’il n’a pas renoncé à quémander les voix musulmanes en se lançant dans un grand concours pré-électoral de lèche-babouches. Lors de cette réunion d’installation de la fameuse instance de dialogue, il a prononcé un certain nombre de dogmes, avec l’autorité magistérielle que chacun lui connaît : « La France et l’islam sont pleinement compatibles » ; « le dijihadisme et l’extrémisme ne sont pas l’islam »

    Tout ceci serait simplement grotesque si l’individu n’était pas chargé de la politique de la nation. Mais, dans la bouche du Premier ministre, c’est franchement inquiétant. Car, dans cette bouche, le discours du 15 juin n’était rien d’autre que l’installation d’une religion officielle. Oh, certes, pas encore une religion unique, ne tolérant aucune « concurrence » dans le domaine spirituel ou législatif. Mais bel et bien une religion officielle – ce que M. Sarkozy avait d’ailleurs déjà installé avec le CFCM. M. Valls travaille, en effet, à organiser le financement de mosquées sur fonds publics et même à co-organiser avec les musulmans l’abattage rituel – prérogative étatique, comme chacun sait. En d’autres termes, sous l’autorité du Premier ministre, l’État va travailler à détourner ses propres lois (la loi de 1905 sera détournée pour financer les mosquées ; les règles sanitaires seront détournées pour l’abattage rituel). Qu’on ne s’y trompe pas : j’ai l’air de plaisanter et il est vrai que les contorsions pseudo-théologiques de ces clowns qui nous gouvernent me font souvent sourire. Mais la réalité est très grave. La réalité, c’est que la république islamique de France a, d’ores et déjà, commencé. Les pouvoirs publics sont, d’ores et déjà, au service de cette fameuse « deuxième religion de France », universellement reconnue comme « religion d’amour, de tolérance et de paix ».

    Source : http://www.les4verites.com/


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  • Indice de liberté économique 2015 : la France dans le rouge
    Publié Par Damien Theillier, le 22 juin 2015 dans Économie générale

    Par Damien Theillier.

    Yuppie Cage Crédits Alex Roberts via Flickr ( CC BY-SA 2.0)

    Yuppie Cage Crédits Alex Roberts via Flickr ( CC BY-SA 2.0)

     

    En France, les entrepreneurs sont créatifs, les employés globalement bien formés et les entreprises performantes. Par exemple, on retrouve huit entreprises françaises parmi les 100 entreprises les plus innovantes au monde (en 2e place ex aequo avec le Japon). Pourtant, si les entreprises françaises sont bonnes, le climat économique français est mauvais.

    Au cours des cinq dernières années, la liberté économique a régressé en France tandis que les dépenses de l’État ont augmenté. L’État dépense 57% de la richesse produite, alors que l’éducation, la santé et les retraites sont sous monopole public. Nous avons un niveau excessivement élevé de dépenses publiques et de charges sociales.

    Savez-vous ce qui oppose la France à tous ces pays d’Europe : Belgique, Royaume-Uni, Suisse, Islande, Luxembourg, Autriche, Finlande, Pays-Bas, Danemark, Allemagne ?

    Voici les réponses :

    • Tous ces pays sont loin devant la France dans le classement mondial de la liberté de la presse 2014 de Reporters sans Frontières. Elle est au 39ème rang, entre le Salvador et le Botswana. Pour l’ONG, cette chute libre est « inquiétante ».
    • Les populations de ces pays ont toutes un revenu par habitant plus élevé que les Français, selon les indicateurs de la Banque Mondiale du développement. Le RNB par habitant (anciennement le PNB par habitant) est le revenu national brut en dollars. Il est de 46 460 $ pour la France en 2014.
    •  Ces pays sont tous économiquement plus libres que la France, selon le tout récent Indice 2015 des libertés économiques, publié par The Heritage Foundation (un think tank américain), en partenariat avec le Wall Street Journal.

    Créé en 1995, l’indice de liberté économique est un ensemble de 10 indicateurs économiques qui permet de mesurer la liberté économique dans les différents pays du monde. L’indice se base sur les statistiques de la banque mondiale, du FMI et de l’Economist Intelligence Unit. Il est composé de 10 sous-indices : liberté d’entreprise, liberté des échanges, poids des taxes et impôts, dépense du gouvernement, stabilité monétaire, liberté d’investissement, dérégulation financière, protection de la propriété privée, lutte contre la corruption et libéralisation du travail.

    Nous ne vivons pas dans une économie libre

    Le score de la liberté économique en France en 2015 est de 62.5 sur 100, ce qui la classe actuellement au 73ème rang mondial. Aux premières places on trouve Hong Kong (89.6), l’Australie (81.4), Singapour (89.4), la Nouvelle Zélande (82.1) et la Suisse (80.5), qui se classe donc au premier rang en Europe.

    La France est classée 33e des 43 pays de la région Europe et son score global est supérieur à la moyenne mondiale, mais très en dessous de la moyenne européenne.. Ce n’est pas très étonnant. La Tax Foundation, think tank qui s’intéresse à la fiscalité, a publié un rapport sur la compétitivité et l’efficacité des régimes fiscaux des pays de l’OCDE. Si l’Estonie est classée première en ayant un système facile à comprendre et efficace… la France est classée dernière, 34e sur 34, en raison de ses taxes sur les entreprises, ses taxes sur la propriété privée (au nom de la répartition des richesses), ses taxes sur le capital et les dividendes. Le gouvernement français bride la liberté des entreprises, qui ne peuvent plus créer ni richesses ni emplois. La clé de la sortie de la crise est pourtant juste sous nos yeux.

    Ce qui manque à la France ? Plus de liberté pour entreprendre. Moins d’inflation législative et moins d’insécurité juridique. Nos politiciens pensent pouvoir résoudre les problèmes de société par des intrusions dans la vie privée. Remarquez que cette croyance dépasse le cadre du terrorisme : un fait divers, vite une loi. Un débat de société, aussitôt une autre loi. En 30 ans, le recueil annuel des lois a décuplé de volume. Cette course effrénée aux nouvelles lois a un nom : l’hyperinflation législative. Et là où la loi devient abondante, elle devient nécessairement injuste. Il est nécessaire de rappeler le rôle de la Loi.

    L’économiste français Frédéric Bastiat énonçait déjà en 1850 dans son livre La Loi, que cette dernière avait pour fonction de protéger nos libertés, et non de les anéantir : « La Loi, c’est l’organisation du Droit Naturel de légitime défense ; c’est la substitution de la force collective aux forces individuelles (…) pour garantir les Personnes, les Libertés, les Propriétés, pour maintenir chacun dans son Droit, pour faire régner entre tous la Justice ».

    L’insécurité juridique et fiscale prive également l’entreprise de sa capacité d’anticiper des difficultés économiques et de procéder à des arbitrages économiques. Comment, dans ces conditions, la France pourrait-elle inciter le secteur privé à créer emplois et richesses ? Rien de bien nouveau, en somme…

    Défendre toutes les libertés

    Ce dont nous avons donc besoin aujourd’hui, plus que jamais, c’est d’une défense énergique de toutes les libertés : liberté d’expression, liberté religieuse, liberté scolaire… et liberté économique. Car la liberté ne se tronçonne pas et il ne saurait y avoir de vraie justice sans libertés économiques : liberté d’acheter et de vendre, liberté d’entreprendre, d’embaucher et de licencier, liberté de circuler, liberté de disposer du fruit de son travail, sans crainte d’être spolié par l’État.

    Au-delà des clivages politiques et religieux, c’est ce combat pour toutes les libertés qui peut seul rassembler les Français, qu’il soient de gauche ou de droite, qu’ils soient musulmans, juifs, chrétiens, athées ou agnostiques.
    Sur le web. Publié initialement sur 24hGold.


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  • Les avis d'imposition papier bientôt payants ???

    Pour réaliser des économies, l'administration fiscale envisage de facturer l'envoi par la Poste des déclarations et des avis d'imposition. Coût : 2 € par document.

    Boris Cassel  

     "Info le Parisien "

    L’année dernière, les impôts des particuliers ont nécessité l’envoi de 126 millions de plis postaux pour un total de 56,7 M€. L’année dernière, les impôts des particuliers ont nécessité l’envoi de 126 millions de plis postaux pour un total de 56,7 M€. (LP/Guillaume Georges.)Les contribuables devront-ils payer pour continuer à recevoir par la Poste la version papier de leur déclaration de revenus et de leur avis d'imposition ? L'administration fiscale y réfléchit sérieusement. Dans un rapport transmis début juin aux parlementaires et consacré à la « maîtrise des frais d'affranchissements de la Direction générale des finances publiques » (DGFIP), les hauts fonctionnaires du fisc évoquent cette piste d'économie.
    Les impôts des particuliers ont nécessité l'année dernière l'envoi de 126 millions de plis postaux. Soit un total de 56,7 M€ de frais de timbres ! D'où l'intérêt d'inciter fortement les contribuables à réaliser toutes leurs formalités administratives sur Internet. Dans quelques années, lorsque les Français auront majoritairement opté pour la version électronique de ces formulaires, l'administration propose « d'inverser la logique et rendre les documents papier payants » pour les derniers récalcitrants. Vu la sensibilité du sujet, les fonctionnaires enrobent leur proposition de toutes les précautions d'usage. « A long terme », écrivent-ils, la question « pourrait se poser de savoir s'il serait opportun de facturer le coût d'envoi du document papier ». « L'usager qui souhaiterait recevoir une édition papier de sa déclaration de revenus ou d'un avis (impôt sur le revenu, taxe d'habitation, taxe foncière) pourrait en faire la demande mais se verrait alors facturer cette prestation supplémentaire », écrivent les hauts fonctionnaires. A quel prix ? L'administration évoque, à titre d'exemple, un tarif de « 2 € par document, à l'image de ce qui est déjà pratiqué auprès des services de la publicité foncière lorsqu'un propriétaire souhaite obtenir un duplicata d'un acte de vente ». Comment procéderait l'administration pour récupérer le fruit de cette prestation supplémentaire ? « Le prix de cette prestation viendrait s'ajouter à l'impôt dû », répondent les auteurs du rapport. Seuls les contribuables non imposables n'auraient pas à payer.

    « On franchit une ligne rouge », fulmine Vincent Drezet, secrétaire général du syndicat Solidaires-Finances publiques. « On remet en cause la conception même du service public, basée sur la gratuité pour les démarches annuelles et obligatoires. Ça ne fera qu'accroître la tension entre les fonctionnaires et les contribuables. » L'entourage du secrétaire d'Etat au Budget, Christian Eckert, rappelle que ce document, rédigé par l'administration, « n'engage pas le gouvernement ». « Il s'agit de propositions faites par l'administration pour nourrir les discussions en vue des prochaines lois de finances », explique-t-on à Bercy. Rien ne garantit, non plus, qu'elles ne le seront pas.

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