• Des feux d’artifice de trop

     C’est juste trop

    Depuis une dizaine de jours, l’armée du régime de Tel Aviv bombarde Gaza et toutes les nuits, le ciel au-dessus des deux millions de Palestiniens vivant dans cette enclave coupée du monde flamboie de couleurs vives.

    Ils sont certes habitués depuis le blocus institué en 2007 pour les punir d’avoir voté pour le Hamas à subir des interruptions de courant régulières. Mais l’actuelle restriction à trois heures d’électricité par jour leur est particulièrement pénible en plein été sous le feu constant de l’ennemi. La seule centrale électrique a cessé de fonctionner faute d’un carburant que leurs geôliers interdisent d’importer.

    La mise sous barbelés de Gaza, – dont les échanges avec l’extérieur sous le contrôle d’Israël et de l’Egypte sont très limités, – l’a rendue quasi-imperméable à la pandémie du Covid-19. Dix huit cas enregistrés dont neuf cette dernière semaine. L’asphyxie économique en revanche assurera une longue agonie

    La presse occidentale garde un mutisme obstiné sur cette nouvelle agression en cours, occupée qu‘elle est à pleurnicher sur les Biélorusses manifestant en robe blanche, fleurs au poing, portant un drapeau de l’époque de l’occupation nazie.

    Le monde arabe abasourdi par la chute de l’activité touristique et du prix du pétrole réserve son indignation. L’Égypte, concernée par l’existence de quelques cellules rémanentes d’activistes susceptibles d’effectuer quelque coup de poing dans le Sinaï, tente une médiation entre un Netanyahu contesté dans sa gestion du Covid-19 et un Hamas qui ne pourra pas contenir plus longtemps son aile combattante.

    Sur une toile de fond déjà fort péjorative pour le peuple palestinien est venue se ficher la traîtrise des chefs de tribus des sept petites entités du Golfe arabo-persique.

    Il ne partira pas. Ce peuple endurera encore car il appartient à sa terre et ceux qui s’entendent à vouloir le chasser se lasseront et peut-être rassasiés du sang des autochtones, partiront-ils un jour.
    D’un protectorat à un autre

    Les sheikhs émiratis, chefs de tribus qui vivaient d‘hydrocarbures d’élevage et d’agriculture vivrière et de piraterie avant l’accord de Trêve avec l’Empire britannique en 1853, se sont enrichis miraculeusement depuis la découverte de gisements d’hydrocarbures. Ils entendent désormais mener une politique extérieure indépendante. Cette poussière de principautés, ancien protectorat de la Couronne a vu partir avec regret à la fin des années soixante les dernières troupes du Royaume Uni aux prises avec une sévère crise économique et budgétaire, reflet de son passage au statut d’économie capitaliste subordonnée.

    Ils se sont affirmés suiveurs de la politique occidentale à l’occasion de la guerre contre l’Irak en 1991 puis de celle contre la Libye en 2011. La troisième fois qu’ils ont eu à guerroyer officiellement fut leur participation à la coalition dirigée par les Séoud contre le Yémen en 2015. Trois guerres qui ont abouti à la destruction de trois Etats arabes. Ils ont également suivi joyeusement les Séoud dans leur décision d’organiser en 2017 un blocus du Qatar. On attribue à Mohamed Ben Zayd, MbZ, le véritable Président des EAU, – Khalifa, son frère est inapte en raison d’un accident vasculaire cérébral, – la paternité de la guerre contre le Yémen. Il aurait soufflé l’idée à son disciple Mohamed ben Salmane, MbS,prince héritier comme lui et réel détenteur du pouvoir, afin de légitimer son coup de force contre l’institution adelphique en bricolant une adhésion de la jeunesse à un projet belliqueux. Cependant, cette guerre monstrueuse (*) (elles le sont toutes) contre un peuple qui subit un embargo sur son alimentation entièrement importée s’est révélée ingagnable. Avec un armement Nord-coréen (pas seulement ?), la résistance des Houthis contre l’instauration d’un protectorat saoudien figuré par un Président Hadi qu’il a désigné comme successeur à Ali Abdallah Saleh resté 37 ans au pouvoir, s’est révélée d’une vigueur inattendue. Ils viennent de reprendre une province du centre du Yemen, al Bayda, aux différentes factions terroristes takfiristes, surgeons de Al Qaida et de Daesh. Une vidéo confirme que l’aviation de la coalition arabe a participé à cette bataille aux côtés des terroristes. La facilité avec laquelle des drones ont paralysé deux sites pétroliers stratégiques séoudiens est la deuxième leçon tirée par les Cheikh des EAU. La troisième est incluse dans cet événement lui-même, la protection des Usa est inefficace contre ce type d’attaque et de plus la réponse de l’allié stratégique n’a pas été à la hauteur espérée. En août 2018 déjà, les Houthis avaient interrompu le trafic aéroportuaire de Dubaï, le troisième en importance dans le monde.
    MbZ et l’ennemi principal

    Des câbles diplomatiques étasuniens de 2006 et 2009 publiés par Wikileaks mettaient en évidence que les Emirs du Golfe considèrent que le Hamas perçu comme une émanation des Frères Musulmans et leur soutien le Qatar ainsi que le Hezbollah sont leur ennemi principal avec l’Iran.

    Il est donc naturel pour des potentats assis sur des réserves d’hydrocarbures confortables, régnant sur une population de moins de 10 millions d’habitants dont 90% sont des étrangers, de s’allier avec d’aussi illégitimes qu’eux, le camp sioniste. Les mouvements de résistance qui mobilisent des milices populaires peuvent mettre en péril des formes politiques autocratiques/ militaires vivant d’une rente. Le régime sioniste est fondé sur l’extorsion de fonds perpétrée à l’égard des Usa en particulier au titre d’aide à l’existence et de compensations des crimes commis par les nazis ainsi que du pillage de terres et des biens des Palestiniens qu’un capitalisme avancé traite comme une armée de réserve de travailleurs à surtout garder au chômage.

    A l’instar du Qatar qui a su diversifier ses sources de revenus et développer une arme de communication et de diplomatie longtemps influente, Al Jazeera, les Emiratis tentent de s’autonomiser de leurs protecteurs, les Usa et de leurs semi-protecteurs, les Séoud.

    Ils pratiquent depuis 2019 leur propre politique au Yémen en soutenant les séparatistes du Sud contre le gouvernement ‘internationalement reconnu’ imposé par les Séoud et réduisent leur présence militaire. En mai et juin 2019, les forces soutenues par la coalition ont été surprises des attaques des milices séparatistes du Sud, mercenaires affichés des Emirats arabes unis.

    Gros acheteurs d’armements, en 2016 ils occupaient l’honorable quatrième place derrière l’Inde, les Séoud et la Chine, ils sont la proie facile de cette industrie qui dicte au monde où fixer des foyers de moyenne intensité pour son écoulement macabre. S’adresser à la France pour une partie de leur ravitaillement est censé revêtir une portée stratégique, sortir de la stricte dépendance vis-à-vis des Usa et arracher au Qatar sa relation française et sa part d’influence sur un islam des banlieues. Un aspect du deal avec I’entité sioniste concerne l’acquisition de technologies de surveillance, de cyber-sécurité et d’armements. Le budget annuel d’armements en accroissement continu est de 23 milliards, il est bon pour Elbit System d’en grignoter une part. Le partenariat et la protection achetées au prix fort sont illusoires, il s’agit d’une soumission à une puissance nucléaire qui conteste le droit à une voisine de s’en doter. Le deal (**) du déshonneur n’a pas empêché l’entité sioniste de vouloir empêcher l’acquisition par Abu Dhabi de F35.
    MbS, le désastre

    Obnibulés par les cours à Wall Street, les Sheikh n’ont pu s’apercevoir que les guerres asymétriques se gagnent souvent par quelques drones artisanaux ou ballons gonflés à l’hélium portant du matériel incendiaire.

    Les Séoud se sont bien gardés d’emboîter le pas aux Sheikhs et de rendre publiques leurs relations bienveillantes avec l’occupant sioniste qui semblent dater du fondateur de la dynastie. Pris de revers par leurs anciens alliés inconditionnels qui affirment ainsi leur autonomisation, ils en prennent le contre-pied et déclarent soutenir l’imposture de la solution à deux Etats, élément maintenant vétuste de l’annexion progressive et masquée de la Cisjordanie.

    Il est vrai que l’industrie du pèlerinage à la Mecque, encadrée par des sociétés israéliennes qui en assurent la sécurité (contre l’ennemi intérieur ?) depuis des années devient primordiale pour un Etat endetté aux ressources pétrolières exsangues.

    Il convient de ne pas trop malmener la clientèle majoritairement de façon écrasante antisioniste d’autant qu’ici et là se lancent des mouvements en faveur du boycott tant que les Séoud se confèrent le titre abusif de gardiens des deux Lieux Saints.

    La guerre des prix du pétrole qu’ils ont entreprise contre les hydrocarbures du schiste étasunien suivie par les pays de l’OPEP et la Russie en 2014-2016 les a affaiblis une première fois. La baisse de la demande mondiale et une surproduction en mars-avril 2020 ont décidément plongé l’Arabie dans le cycle de l’endettement, mécanisme autrefois dégainé contre les pays du tiers-monde quand les pétrodollars se recyclaient dans les banques anglo-saxonnes.

    La récession mondiale, entendue selon la définition des ‘économistes’ capitalistes comme baisse durable du PIB, risque de durer quelques années. Combinée avec le flou qui entoure le niveau de réserve et la capacité de réserve productive, Mohamed Ben Salmane ou du moins les horde de ses conseillers financiers issus de la City et de Wall Street ne va pas proposer une autre mise sur le marché d’action de l’ARAMCO. Le fiasco de ce qui devait être la plus importante introduction en bourse fin 2019 est un échec cinglant pour MbS, le prince qui découpe à la scie ses opposants ou les emprisonne dans de somptueux hôtels jusqu’à ce qu’ils paient une lourde rançon.

    L’ouverture de casinos et de dancing pour favoriser le tourisme s’inscrit dans le registre des investissements à rendement négatif. Elle n’a pas drainé les devises escomptées et va lui valoir une fronde des religieux du royaume qui finira par s’exprimer sous une forme de bouffées de violences armées, la seule possible dans un régime sans fausse alternance démocratique.
    Du dollar, y en a marre

    MbS a engagé une guerre d’attrition qui extermine les Yéménites, coûteuse et ingagnable par son camp clairsemé depuis la défection du Maroc et des Emirats arabes unis.

    Les ‘valeurs occidentales’ des droits de l’homme s’évanouissent au seuil des intérêts des marchands d’armes quand la France, le Royaume Uni, l’Allemagne et les Usa au service des donneurs d’ordre envoient leurs instruments de mort. Elles reprennent de leur vitalité quand les appétits des capitalistes industriels s’aiguisent devant l’éventualité de s’approprier les unité de production propriétés de l’Etat biélorusse. Une révolution colorée au nom introuvable, celui de révolution des pantoufles a fini par être abandonné, est toujours en préparation dans un pays imparfaitement intégré au marché mondialisé américanisé.

    Depuis plus d’une bonne dizaine d’années, le monde est en situation métastable du fait de l’émergence de la Chine comme concurrent potentiel de l’hégémonie économique et géostratégique des Usa. La Chine continue d’être l’usine du monde, la pandémie a ouvert les yeux de plus d’un, et se transforme en premier investisseur de la planète en construisant des infrastructures là où on le lui demande. Elle est encore tributaire de la consommation étasunienne et vulnérable aux attaques commerciales et financières des Usa.

    Les guerres périphériques infligées (surtout au Monde arabe) sont l’une des formes de cette confrontation celui d’un capitalisme atteignant l’abstraction de la pure monnaie s’auto-reproduisant ‘mystérieusement’, en réalité, coulée dans les chaudrons des guerres destructrices et celui d’un capitalisme (fut-il d’Etat) à l’odeur empestant la sueur des usines, des dortoirs où s’entassent des paysans migrants devenus force de travail migrante, elle aussi presque abstraite à être si mouvante.

    Pour Xi Jinping, la question palestinienne est toujours la question centrale au Moyen-Orient. La Chine est le deuxième client pour les exportations du pétrole séoudien, derrière le Japon et devant les Usa, raison de plus pour Ryadh de ne pas instaurer ouvertement des liens avec Tel Aviv.

    Notes

    (*) Vingt millions de Yéménites en insécurité alimentaire, un million exposé au choléra, 100 000 morts dus au conflit et 130 000 morts liés indirectement au conflit, soit un pays durablement brisé.

    (**) Le mot deal prononcé avec une intonation soutenue sur la dentale initiale est un mot arabe que l’on peut traduire par avilissement et déshonneur.
     
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  • J’ai créé un club local de préparation aux armes à feu …

    … et des gauchistes ont essayé d’intervenir


    Je vis dans les montagnes, à l’extérieur d’une petite ville de la campagne du Montana, un endroit que l’on pourrait qualifier de conservateur par excellence, et c’est assez largement le cas. Cependant, il y a une règle que j’ai trouvée universelle, c’est que où que je vive ou que quel que soit l’endroit que je visite aux États-Unis, quel que soit le degré de conservatisme de la population d’un lieu, les gauchistes sont presque TOUJOURS ancrés dans la politique urbaine et ils dirigent presque toujours les journaux locaux.

    Dans le passé, je trouvais cela étrange; pourquoi les points de vue et les idéaux de la plupart des autorités municipales et des journalistes locaux sont-ils tout à fait à l’opposé de ceux de la majorité des citoyens des communautés conservatrices ?

    Je n’ai compris que plus tard qu’il s’agit du résultat de priorités mal alignées. Les gauchistes – et plus particulièrement l’extrême gauche – semblent graviter vers des positions d’influence, même celles que nous pourrions considérer comme petites et sans importance, parce qu’ils considèrent ces positions comme une opportunité d’exercer un pouvoir sur les autres. Les conservateurs ont tendance à ne pas se soucier autant d’avoir du pouvoir sur les autres, sauf si ce pourvoir représente une menace directe contre eux, et nous n’avons donc aucun intérêt à perdre notre précieux temps libre à grimper dans une bureaucratie sans visage.

    En fait, je préfère cet état d’esprit. J’aime le fait que les conservateurs ne se battent pas toujours pour une position ou un pouvoir. Cela dit, nous devrions peut-être faire plus attention à qui contrôle nos gouvernements locaux, car cela pourrait nous causer de sérieux problèmes à l’avenir.

    Depuis de nombreuses années maintenant, je travaille avec un groupe de personnes qui se préparent aux événements qui se produisent aujourd’hui, notamment la crise économique, les perturbations de la chaîne d’approvisionnement, les troubles civils et l’excès de zèle du gouvernement. Bien que nombre de ces groupes cherchent à rester discrets, je pense qu’il est temps de discuter plus largement avec la communauté au sens large de ce que les gens prévoient de faire si cette situation dangereuse ne s’améliore pas. En d’autres termes, vont-ils travailler ensemble ? Ou bien vont-ils rester isolés les uns des autres ?

    C’est une question vitale, car il est de plus en plus possible qu’un effondrement complet frappe les États-Unis à court terme. Il est temps que les gens préparés et les personnes soucieuses de liberté commencent à évaluer le sentiment de la communauté qui les entoure et à rechercher des personnes partageant les mêmes idées. Plus la communauté sera active dans sa propre survie, moins elle aura tendance à se conformer à des règles draconiennes ou à la peur.

    Les groupes privés doivent rester privés, tout comme l’étendue de vos préparatifs. Mais il est insensé de penser que vous allez survivre à un effondrement par vos propres moyens sans travailler avec les autres membres de la communauté. Pensez-y de cette façon : si votre cercle de sécurité n’est que de la taille de votre propriété, lorsque les ennuis arriveront, ils seront déjà à votre porte – en d’autres termes, vous êtes mort si les agresseurs sont organisés et préparés. Si votre cercle de sécurité est constitué de toute votre ville ou de tout votre comté, vous aurez peut-être le temps de réagir lorsque les ennuis arriveront.

    Le passage à l’« homme gris » (1) est une solution à très court terme. Mais vous risquez d’être pris seul et non averti, et toute l’énergie, le temps et l’argent que vous avez investis dans vos préparatifs auront été gaspillés, et quelqu’un d’autre profitera du fruit de votre travail.

    Un autre problème que je constate est que les conservateurs sont beaucoup moins habiles à s’organiser que la gauche politique ; nous avons tendance à être plus spontanés lorsque nous nous regroupons pour une cause. Je ne dis pas que nous avons besoin de nos propres milices Antifa ou BLM, mais nous devons faire plus d’efforts pour travailler ensemble au niveau local et minimiser notre exposition aux menaces. Les conservateurs et les militants de la liberté se sentent souvent seuls, même si nous sommes des millions, et c’est parce que nous refusons de nous organiser de manière pratique par crainte de nous retrouver sur une « liste ».

    C’est la menace d’être sur « la liste » qui inhibe les conservateurs. La liste n’a même pas besoin d’exister dans la vie réelle mais nous sommes toujours dominés par elle. Je l’entends tout le temps, le « clou qui dépasse sera enfoncé ». Je dis que le clou qui garde la tête baissée est plus facile à enfoncer.

    Ce sont quelques-unes des raisons pour lesquelles j’ai décidé de m’engager auprès de la communauté au sens large en créant un club local qui discute des armes à feu, de la préparation et de l’actualité. J’ai fait passer le message dans le plus grand nombre d’endroits possible, notamment en distribuant des tracts dans toute la ville. De nos jours, il est difficile pour quiconque de soutenir que la préparation est une « idée stupide » de « théoriciens du complot cinglés ». Nous avons eu raison, tout le monde a eu tort, mais cela ne signifie pas que notre travail s’arrête là; nous devons continuer à éduquer le plus grand nombre de personnes possible sur la manière de procéder tant qu’il en est encore temps. Plus nous le ferons, plus tout le monde sera en sécurité.

    La réaction initiale a été extrêmement positive. Beaucoup de gens sont prêts à recevoir ce genre d’informations, et le fait d’organiser les discussions dans un forum public donne aux gens un plus grand sentiment d’implication et leur montre qu’ils ne sont pas seuls face à leurs préoccupations. C’est pourquoi j’ai décidé de tenir la discussion dans un parc public local.

    Ensuite, j’ai commencé à recevoir des e-mails et mes amis ont commencé à recevoir des réponses de colère sur Facebook en discutant du club…

    Les fonctionnaires du conseil municipal qui utilisent la principale messagerie de la municipalité n’étaient pas contents, bien qu’ils ne se soient pas identifiés par leur nom. Ils ont affirmé que le club ne pouvait pas organiser un « événement » dans le parc sans l’autorisation et la permission du conseil municipal, et sans une assurance. Si nous ne l’avions pas fait, la police aurait été envoyée pour nous expulser du parc.

    J’ai trouvé cela assez bizarre ; je ne m’attendais pas à ce que des centaines de personnes se présentent à la réunion du club, peut-être une vingtaine tout au plus. Les exigences que ces gens du conseil municipal ont posées étaient traditionnellement pour les grands événements avec des centaines ou des milliers de personnes. Obtenir la permission aurait pris des semaines, et les courriels laissaient entendre que la permission n’était pas garantie en disant « SI nous approuvons ».

    J’aurais pu organiser une réunion sur une propriété privée, mais l’utilisation du parc municipal était symbolique d’un engagement communautaire ouvert ; les habitants de la région étaient censés se sentir les bienvenus pour participer et c’est peut-être ce qui a le plus ennuyé les gauchistes. Ils ont l’impression que le gouvernail leur appartient. Franchement, les parcs sont des biens publics payés avec des fonds publics et la communauté a le droit de les utiliser pour se réunir librement. Mais si vous pensez que c’est une évidence, détrompez-vous ; certains politiciens et fonctionnaires pensent le contraire.

    J’ai réagi comme je le fais habituellement dans ce genre de choses, en m’y mettant à fond. J’ai fait des recherches approfondies sur l’utilisation et la légalité des parcs publics pour la liberté de réunion et j’ai découvert que tant que votre groupe ne bloque pas l’accès au parc pour d’autres personnes, ne bloque pas les routes ou ne se livre pas à des activités criminelles, les demandes de permis ne sont généralement pas retenues par les tribunaux et l’expulsion par la police n’est pas justifiée. Sur le plan constitutionnel, vous êtes protégé.

    J’ai envoyé un courriel au(x) fonctionnaire(s) pour lui(leur) rappeler qu’il(s) risque(nt) de se retrouver devant un tribunal civil en essayant d’empêcher les gens de s’exprimer librement sur la propriété publique, et l’avertir que la ville serait également victime de mauvaise presse. J’étais tout à fait prêt à refuser de quitter les lieux et à être arrêté si on en arrivait là.

    Une autre découverte intéressante : le parc en question avait accueilli un groupe de manifestants du mouvement BLM seulement deux semaines auparavant. Ont-ils dû obtenir un permis et une assurance pour tenir leur « événement » dans le parc ?

    J’ai décidé de contacter le seul membre conservateur du conseil municipal que je connaissais et de lui parler. Il a confirmé mes soupçons. Il y avait de nombreux membres de la gauche dure au sein du gouvernement municipal, mais personne n’avait soulevé la question de mon club et de l’utilisation du parc auprès du reste du conseil avant de m’envoyer les courriels de menace.

    Donc, il s’agissait probablement de quelques fouines qui essayaient de faire croire qu’elles représentaient la position de tout le conseil municipal. Il a également confirmé que les manifestants du BLM n’avaient ni permis ni assurance, et que certains membres du conseil savaient à l’avance que leur manifestation allait avoir lieu. En d’autres termes, les membres de gauche du conseil municipal ont agi unilatéralement pour donner à BLM un accès libre au parc, puis ont essayé d’interférer avec mon club de préparation et d’armes à feu.

    Il s’agissait là d’un parti pris politique évident appliqué à l’utilisation des biens publics.

    L’expérience m’a appris que ce type de personnes n’aime pas les combats debout ; elles préfèrent donc essayer de vous effrayer pour vous empêcher de faire quelque chose par l’intimidation. Ils essaient de vous faire abandonner volontairement en insinuant une foule de conséquences dans votre esprit. Vous commencez à vous inquiéter de toutes les choses qui PEUVENT arriver ; personne ne veut avoir de confrontation avec les flics de nos jours, il n’est pas nécessaire d’être dément comme les BLM pour s’inquiéter.

    Heureusement, mon cerveau ne pense pas vraiment en termes de risque par rapport à la récompense. Je ne pense vraiment qu’à ce qui est nécessaire. J’ai quand même organisé la réunion du club dans le parc et je me suis assuré que celui qui, au sein du conseil municipal, essayait d’intervenir savait que j’allais le faire.

    Pour faire court, la réunion a été un succès. J’ai rencontré de nombreux habitants de la ville avec qui je n’avais jamais parlé auparavant et qui avaient les mêmes préoccupations que moi, et nous avons surtout discuté de la question de la sécurité de la communauté si le système s’effondrait complètement. Les réunions vont se poursuivre, peut-être même dans le même parc pendant un certain temps, juste pour marquer un point. La police ne s’est jamais montrée, donc les personnes qui profèrent des menaces ne voulaient pas risquer un procès et une confrontation, elles ont réalisé qu’elles n’avaient pas autant de pouvoir qu’elles le pensaient, ou bien les flics ont refusé de s’occuper de quelque chose qui était clairement légal et constitutionnel.

    Le seul affrontement s’est produit à une centaine de mètres de là. Un homme à la recherche d’une rencontre s’est approché d’un groupe de l’autre côté de la rue, qui organisait un événement communautaire distinct. Il m’a dit que lorsqu’il leur a demandé s’ils faisaient partie du club de tir, une femme lui a crié : « Non, ces gens sont de l’autre côté de la rue à cette RENCONTRE ILLÉGALE ! »

    Et voilà. Je vous recommande vivement d’organiser votre propre « réunion illégale » pour votre communauté. Ces discussions doivent commencer maintenant, et les gens doivent savoir qu’ils ne sont pas seuls pendant cette crise. Il est temps que les conservateurs commencent à se regrouper et à planifier.

    Brandon Smith

    Traduit par Hervé, relu par jj pour le Saker Francophone

    1 - Un homme qui peut se fondre dans n’importe quelle scène ou situation sans se démarquer, cachant ses compétences et ses qualités.

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  • A la surprise générale des autorités de la République, la défaite du PSG face au Bayern de Munich n'a pas détourné les racailles du chemin des Champs-Élysées, ancienne plus belle avenue du monde du temps où Paris était la ville lumière, devenue le terrain de jeux favori des hordes barbares qui peuplent les cités arrachées à la France.

    Victoire, défaite, commémoration populaire ou manifestation, toute occasion est bonne à prendre pour brûler, casser, voler, agresser, mettre à sac.

    Paris, on le sait, est une fête. Pas de belle fête sans pyrotechnie : les voitures garées sont faites pour y pourvoir. Pas de fête sans sensualité : les passantes sont là pour en recevoir l'hommage sauvage. Pas de fête sans relations humaines et rapprochement physique : les forces de l'ordre ont pour mission de les permettre le plus passivement possible et de subir. Pas de fête sans verre cassé : les vitrines éclatées des commerces vandalisés et pour certains pillés en témoignent.

    3.000 policiers avaient été mobilisés par le ministre de l'Intérieur et le préfet. Auraient ils été 30.000 que rien n'y aurait fait. Sur les Champs-Élysées désormais comme partout ailleurs à Paris, à Marseille, Nantes, Rennes, Lille, Bordeaux, Toulouse, Nice, et toutes les villes de France, la rue appartient à ceux qui y descendent. Ceux-là ne foulent pas la boue sombre et se foutent des dogmes que l'on abat. Ce qu'ils foulent aux pieds c'est la France et les Français, ce qu'ils veulent abattre c'est notre civilisation et l'ordre qui en était jadis le rempart. Et si drapeaux il y a, ce n'est pas ceux des combattants mais ceux de l'étranger.

    Jean-François Touzé - Délégué général du Parti de la France


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  • “On achète la paix sociale au profit d’une guerre civile”

    Invité sur CNEWS, Michel Onfray a dénoncé l’absence de répression des voyous, qui, contrairement aux Gilets jaunes, ne sont pas réprimés.


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